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Liszt compositeur
Le compositeur
*son originalité et son influence
Date : dim. 14 avr. 2024 à 20:32
Objet : Œuvre musicale de Liszt
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Bon resumé de la modernité de Liszt à reprendre en résumant. De plus citer l’ ouvrage de Gut sur le sujet
https://www.physinfo.org/chroniques/liszt.html
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A la fin mail du 14 avril Ravel honorant Liszt citation à reprendre :
https://www.radioclassique.fr/compositeurs/franz-liszt/biographie/
*son influence
Carl Czerny "fils de Beethoven , père de Liszt"
Qui est l’auteur premier de cette formule souvent utilisée ? En tout cas, elle convient tout à fait à ceux qui connaissent ces trois hommes de génie.
Czerny, pianiste, pédagogue, compositeur est né à Vienne en 1791 et mort dans cette même ville en 1857. Pour rappel : Beethoven 1770-1827, Liszt 1811- 1886
Enfant prodige, il fut l’élève d’Hummel, Salieri et de Beethoven qui lui donna des cours deux fois par semaine de 1801 à 1803.
Il eut à sa charge ses parents qu’il a dû soutenir pécuniairement par ses activités de pédagogue ce qui entrava comme il l’écrivit à Beethoven, sa carrière.
Czerny était un grand admirateur de Beethoven dont il était capable de jouer toutes les sonates sans partition.
Il a écrit beaucoup de recueils pédagogiques que connaissent tous les apprentis pianistes mais on oublie, comme nous le rappelle Alain Bernon, psychiatre, musicologue, improvisateur, au travers d' un article remarquablement bien documenté, qu’il fut aussi un compositeur prolifique avec près d’un millier d’œuvres dans tous les registres :
"Czerny, un extraordinaire et prolifique compositeur trop peu joué", par Alain Bernon
Czerny est généralement présenté comme l’élève de Beethoven (et de Clémenti) et le maître de Liszt, le plus célèbre de la riche descendance de pianistes et compositeurs célèbres à mettre à son actif au point de l’avoir fait être désigné comme “le professeur de piano de l’Europe”. Toutefois, peu d’hommes aussi connus sont à ce point méconnus à deux titres:
Au titre de pédagogue, cet enfant prodige a dû déployer une riche carrière d’enseignement jusqu’à l’âge de 45 ans, afin d’entretenir ses parents et de les tenir éloignés de la pauvreté, s’imposant alors de renoncer à l’activité de concertiste et poursuivant en pointillés, la nuit souvent, son activité de composition. Mais son projet pédagogique demeure à ce jour encore mal connu et compris dans toute son ampleur, au-delà des recueils d’exercices élémentaires qui ont été diffusés dans les conservatoires en France. Aussi nombre d’apprentis pianistes ont été les victimes des nombreux contresens de professeurs restés dans l’ignorance de son projet.
Au titre de compositeur, Czerny a élaboré dès ses sept ans une activité de composition dépassant les 800 opus sans parler d’une œuvre non recensée, soit une œuvre plus abondante en termes d’opus que celle des 700 opus de Liszt ! Celle-ci aborde tous les genres, à l’exception de l’opéra, en parallèle à un traité de composition. Une œuvre d’une telle ampleur ne saurait avoir toute la médiocrité dont de nombreux préjugés encore en cours l’accablent. Une lente découverte devient possible grâce à une discographie en voie de constitution lui donnant une place pour certains à côté de compositeurs comme Schubert et Mendelsohn.
L’article d’Alain Bernon se veut simple esquisse et survol devant l’ampleur de la tâche afin d’approfondir votre connaissance de Czerny dans la double approche du pédagogue et du compositeur.
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voir aussi Czerny Liszt et Beethoven dans la rubrique "autour de Liszt" Cliquez ici
Liszt visionnaire, du berceau jusqu'à la tombe, par Philippe André
Philippe André psychiatre, psychanalyste, écrivain, musicien passionné d'art et de poésie connu et apprécié de beaucoup d’entre nous pour ses publications et conférences. Voir sa contribution dans la rubrique "aimez-vous Liszt" Cliquez ici
A travers son érudition musicale, littéraire et picturale, il nous montre un Liszt qui toute sa vie n’a cessé d’être un visionnaire dans ses compositions, enrichissant par là-même notre propre vision de ses œuvres.
Liszt visionnaire, du berceau jusqu'à la tombe, par Philippe André
"Madame Auguste Boissier, à propos de Liszt et de son jeu, écrit ceci en 1832 (Liszt n’a alors que 21 ans) :
Pour peindre ainsi, il faut avoir beaucoup vu et beaucoup senti, aussi Liszt recherche-t-il avidement toutes les émotions. Il se collette pour ainsi dire, avec la nature souffrante, il épie le langage de toutes les douleurs. Il visite les hôpitaux, les maisons de jeux, les établissements de fous. – Il descend dans les cachots, il a vu même des condamnés à mort !
Peindre, voir, visiter, épier... Ces mots pointent toute l’importance de la vision, au sens physiologique du terme, dans le mode d’être du jeune Liszt mais aussi – comment notre psyché pourrait-elle séparer existence et musique ? - dans son jeu de pianiste. Et il ne pourra en être autrement quant à sa façon de composer …" Pour lire la suite de l'article Cliquez ici
