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Témoignages d'aujourd'hui
A la rencontre d'artistes, musicologues, chercheurs, écrivains, organisateurs de festivals... qui font part de leur rencontre avec Liszt et nous aident à mieux appréhender l'homme, sa créativité et son immense talent !
Philippe André
"Liszt, qui insuffle sa générosité légendaire jusque dans la moindre de ses notes, peut tout nous apporter..."
« Te réfères-tu à l’infini ? »
"Cette question, qui depuis toujours fut celle de C. G. Jung, envahit mon esprit (pour le meilleur et pour le pire) dès que j’eus l’âge de penser un tant soit peu. Jeune pianiste plutôt réfractaire aux doigts ronds, je ne pouvais dès lors que rencontrer Franz Liszt sur mon chaotique chemin d’adolescent. Ce fut, en un premier éclair, à travers les vertigineuses Rhapsodies hongroises interprétées par G. Cziffra ainsi que par les miraculeux enregistrements de France Clidat, mon « amie lointaine » que je porterai à jamais dans mon cœur et qui m’initia, entre autres, aux Années de Pèlerinage. Puis très vite, toute l’œuvre lisztienne - qui tend vers l’apeiron (l’illimité des Grecs anciens) - déferla en moi. Au delà des œuvres pour le piano, sans égales par leur élan vers la transcendance et leurs ultimes visions crépusculaire (Nuages gris...), vinrent la musique symphonique, les lieder (mais oui !), la musique religieuse et son zénith : Christus.
Liszt, qui insuffle sa générosité légendaire jusque dans la moindre de ses notes, peut tout nous apporter, jusque sur des questions morales ou politiques, et à tous les âges de notre vie. Pas un jour sans lui ! Et puis il n’est peut-être pas inintéressant de nommer la constellation suprême dans laquelle il brille pour moi : Bach, Schubert, Schumann, Liszt, Mahler. L’infini, comme le disait Goethe, apporté sur un plateau d’argent et avec les pommes d’or qui vont avec…"
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" Éclectisme et poésie au service de Franz Liszt,
Philippe André est un homme complet, un multidisciplinaire, à la fois psychiatre, psychanalyste, écrivain, musicien, passionné d' art et de poésie. Il a écrit plusieurs ouvrages concernant quelques génies du XIXème siècle, Schumann, Wagner, Van Gogh et bien sûr Franz Liszt :
Les années de pèlerinage ( 2011 ) - Nuages gris ou le dernier pèlerinage de F Liszt ( 2014 )- Les deux mages de Venise ( 2015) le roman baroque de Liszt et d Wagner, son premier roman dont il a tiré une pièce de théâtre.
Philippe André est aussi un conférencier que nous avons eu le plaisir d' entendre plusieurs fois aux Lisztomanias de Châteauroux. En résumé un interlocuteur d' exception pour nous parler de Franz Liszt.

Philippe André

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Pascal Amoyel
"Quand j'avais 11 ans, j'ai rencontré Franz Liszt ... bien sûr pas le vrai Liszt... mais celui qu'on prenait alors pour sa réincarnation..."
"Quand j'avais 11 ans, j'ai rencontré Franz Liszt... Bien sûr pas le vrai Liszt... mais celui qu'on prenait alors pour sa réincarnation : le pianiste György Cziffra.
Tout dans ses gestes, dans ses mimiques me faisait penser à ce qu'auraient pu être ceux du génial compositeur quand il jouait et j'avais le sentiment que ce qu'il m'enseignait était comme dicté par Liszt lui-même (le professeur de Cziffra avait été l'élève de Liszt...).
Un jour, chez mes grands-parents, je trouvai par hasard un petit livre dont l'image de couverture était celle d'un enfant qui me fixait. Ce livre racontait la vie d'un petit Franzy, âgé de 11 ans, frêle et fragile, qui donnait des concerts devant… le Roi de France !
Je fus tout de suite passionné par les aventures de ce petit prodige hors du commun et, au fur et à mesure que je suivais ses pas, je me familiarisais avec sa musique qui me soulevait le cœur et ressemblait tant à l'idée que je me faisais de lui. Le piano m'attirait alors de plus en plus et mon rêve devint bientôt de pouvoir faire comme Franz : donner des concerts.
A chaque âge, je tentais de m'identifier à lui, le suivant dans les campements de tziganes, dans ses études, dans ses rencontres avec les grands artistes de son temps (Beethoven, Hugo, Balzac, Baudelaire, Musset, Lamartine, Lamennais, Delacroix...), et à travers toute la vie artistique de Paris entre les années 1820 et 1845. Je vivais avec passion comment il inventait le « récital », comment il révolutionnait le piano à un point de virtuosité tel qu'il fut comparé à un démon, ou encore, tel un peintre, la manière dont il composait ses œuvres transmettant au plus près toutes les sensations et les sentiments qu'il éprouvait.
Récemment, j’ai eu le désir de partager au public ma passion pour Liszt à travers mon spectacle, « Le jour où j’ai rencontré Franz Liszt », dont le travail prit trois ans de ma vie. J’y raconte le destin extraordinaire d’un homme qui, alors adulé par le public, les Empereurs et les Tsars, s'arrêta de donner des concerts en pleine gloire à l'aube de son trente-sixième anniversaire, donnant au monde la plus belle définition de la mission de l'artiste...
Au-delà de l'image éculée du romantique échevelé, du virtuose légendaire, c'est avant tout au visionnaire unique dans l'histoire de l'art qui parvint à condenser toute la destinée humaine dans sa musique que j’ai souhaité rendre hommage avec mes mots et mon piano".
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Pascal Amoyel
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Béatrice Berrut
"flâner sur les berges du Lac Léman en rêvant le rencontrer un jour..."
liszt-franz.com Après la sortie de vos albums Métanoïa et Athanor, le fourneau des alchimistes d’où sort la pierre philosophale, les critiques semblent pantois on dit qu’il y a du Brendel, Arrau ou Zimerman dans vos interprétations ; « Vous plongez de manière téméraire et phénoménalement virtuose dans le monde magique de Franz Liszt. Vous semblez suivre les traces de Dante dans les enfers pour se perdre dans la solitude des montagnes suisses. Pas d’excès d’un romantisme exacerbé mais une puissance dramatique jamais brutale, une polyphonie somptueuse et des contrastes ciselés à la mesure près ». Que d’éloges à votre endroit, qu’en pensez-vous ?
Béatrice Berrut Je voue effectivement un véritable culte à Franz Liszt, qui en plus d’avoir été un musicien visionnaire, était un homme généreux et bon, qui a beaucoup soutenu ses contemporains (Wagner ou Berlioz pour ne citer qu’eux). Le lieu où j’ai grandi correspond à la Vallée d’Obermann et c’est ainsi que j’ai eu toute mon enfance sous les yeux les paysages qui l’ont tant inspiré. Le bord du Lac Léman a aussi été une terre d’accueil pour lui et je me revois flâner sur ses berges en rêvant le rencontrer un jour.
liszt-franz.com Pourquoi Liszt spécialement ?
Béatrice Berrut Il m’est difficilement explicable pourquoi sa musique me semble être celle de mon âme. J’ai appris cette année sa sonate en si mineur et il me semblait qu’en l’apprenant, c’étaient des pièces de moi-même que je rassemblais comme une sorte de puzzle et cela m’a permis de trouver une unité en moi-même, une unité que je n’avais jamais soupçonnée avant. J’étais alors basée à Meiningen, lieu où il est également passé et j' ai décidé d’aller lui rendre visite à Bayreuth. Ce fut un grand moment !
Philippe Cassard
La ferveur est sans doute le trait dominant de cet esprit enjoué, que révèlent un regard vif, un sourire en coin. Que l’on ne se fie pas aux apparences, qui sont celles d’un homme des villes, affairé, pragmatique ; au piano, Philippe Cassard se fait chantre de la nature et du plus noir « Sturm und Drang ». Qu’il joue une Sonate en si, ou une Sonate en si bémol, aussitôt voit-on à l’œuvre cette vigueur de pensée, cette ferveur presque sanguine du jeu, cette manière d’éprouver ses propres limites et, par son engagement, d’entraîner l’auditeur toujours un peu plus loin qu’il ne pensait pouvoir.
Autre trait, la voix. Celle de l'artiste. Celle des artistes dont il se fait l'apôtre dans ses portraits de famille, comme autant de petits contes de Pierre Gripari. La voix d'un texte, au travers des Notes du traducteur. Last but not least, les grandes voix qu’il accompagne, qu'il a accompagnées au piano : Christa Ludwig, Natalie Dessay, Wolgang Holzmair, Karine Deshayes, Donna Brown, pour n'en citer que quelques-unes. Entretien avec l’inénarrable, l'irremplaçable monsieur Cassard.
Comment vient l’interprétation : est-ce au piano, ou à la table avec une partition ?
Philippe Cassard : On ne décide pas de "construire" une interprétation. Une interprétation, cela vient à la fois du fond des âges, si l’on va puiser dans les sources, ainsi que du fond de son âge à soi. Prenons par exemple la Sonate de Liszt. Qu’est-ce qu'un monstre pareil dans la tête d’un gamin de 19 ans, l'âge auquel je l'ai apprise ? A 19 ans, on écoute ses professeurs, même si l'amour pour l'œuvre, les intuitions et les idées plus ou moins claires qu'on peut avoir, la jubilation face à une écriture pianistique aussi sublime en facilitent le premier abord. Michel Bouquet disait à ses élèves du conservatoire : « il faut mâcher le rôle, l’ingérer jusqu’à ce qu’il devienne toi-même». La Sonate est de ces œuvres qu'il faut inlassablement mâcher, au piano et dans sa tête.
Cette Sonate, je l’ai beaucoup jouée jusqu'à mes 27/28 ans, c'est elle que j'ai enregistrée dans une émission pour jeunes musiciens de France Musique. Et puis je l'ai laissé reposer dans un tiroir de ma mémoire pendant 15 ans. Mais pendant ces 15 ans, j’ai découvert la musique symphonique de Liszt, son œuvre religieuse, une quantité de morceaux pour piano que je ne connaissais pas. Et puis j'ai lu l’énorme biographie d’Alan Walker chez Fayard, et quelques dizaines des six-mille lettres de Liszt, ses récits de voyages, et aussi l'analyse de la Sonate par Brendel, qui propose, à l'instar de Cortot, une lecture passant par le Faust de Goethe, Toutes ces informations ont enrichi mon imaginaire, excité ma sensibilité. Sans compter que les cinq émissions de Notes du traducteur que j'ai consacrées en 2010 et 2011 à la Sonate en si mineur m'ont forcé, si je puis dire, à étudier le texte et le facsimilé du manuscrit avec encore plus de minutie. La réalisation instrumentale doit naturellement et logiquement découler de tout cela et se patiner avec le temps.
Je n’ai jamais joué chez moi la Sonate de Liszt en entier. Je suis incapable de produire pour moi-seul l'énergie indispensable à son exécution in-extenso. Mais tout a été passé au crible dans le travail. Au concert, la joie extraordinaire que j'éprouve à jouer la Sonate doit en principe me permettre de me projeter dans l'œuvre et de la faire jaillir d'une traite
Propos recueillis par Julien Hanck, 11 novembre 2016
DANGER
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Bertrand Chamayou
"Brillant pianiste, Bertrand Chamayou s'est lancé sur les pas de Liszt "Les Années de Pélerinage" de Liszt, une oeuvre fleurie, virtuose et physique qu'il joue dans son intégralité à l'occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur hongrois.. Liszt est compositeur que l'on a tendance à associer à des oeuvres très dificiles, remarque le poaniste, car il est très brillant , très vistuose, mais dans sa musique il y a aussi une dimention beaucoup plus profonde"
Chez Liszt, ce qui m'interresse dans son traitement de la vistuosité et de la brillance, c'est l'enrichissement du son du piano" explique t-il "Sa façon de chercher des formules nouvelles et des choses très virtuoses a provoqué à l'époque une façon de faire sonner l'instrument qu'on avait jamais entendue auparavant".
Extrait Le Point du 28 octobre 2011
Voir article de ClassyKéo novembre 2011 Cliquer ici

France Clidat
" Le travail que j'ai fait a permis de se rendre compte que Liszt n'était pas simplement un musicien virtuose, avide de succès d'estrade, mais avant tout un compositeur total, complet, merveilleux, prophète avec mille facettes. Si j'ai pu contribuer à cela, merci mon dieu".
Extrait d'un podcast de France Musique "France Clidat, Madame Liszt" diffusée le 6 septembre 2022 Cliquer ici
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Cyrille Dubois
"La beauté de la ligne, la complexité harmonique et contrapuntique de l'accompagnement, la richesse en terme de propositions de couleurs... rien n'est anodin chez Liszt "
Lorsque l’on évoque Liszt, dans la musique classique, ce qui vient immédiatement à l’esprit ce sont ces grandes pages virtuoses au piano d’une difficulté diabolique pour l’exécutant. Mais il en ressort une immense joie de recevoir cette musique ‘à l’état brut’ qui parle autant à l’esprit qu’à l’âme.
C’est exactement la même chose qui m’a frappé lorsque j’ai commencé, assez jeune dans ma formation lyrique, à aborder le répertoire vocal de Franz Liszt. Certaines mélodies sont à mon répertoire depuis plus d’une dizaine d’année et ont donc fait du chemin dans mon esprit en terme de réalisation et de construction. La beauté de la ligne, la complexité harmonique et contrapuntique de l’accompagnement, la richesse en terme de propositions de couleurs… rien n’est anodin chez Liszt, même si lorsque l’on écoute sa musique, il en ressort une forte sincérité.
L’autre aspect qui nous a intéressé est la pluralité des cultures que Liszt a embrassé tout le long de sa production mélodique. La culture allemande y tient une part prépondérante de part la proximité géographique de son pays d’origine, la Hongrie, mais européen avant l’heure, par ses voyages, Liszt a tenu à rendre ‘hommage’ à chacun des pays qu’il était amené à visiter par son travail, en composant dans la langue du pays. Et lorsque l’on est sensible au style propre à chacun de ces pays, on est frappé de voir à quel point son écriture tombe ‘juste’. La galanterie française, le romantisme allemand, le lyrisme italien… chaque force d’influence trouve son écho direct dans la musique de Liszt.
Pour avoir lu, toute la production de Lieder et Mélodies de ce compositeur, nous y avons trouvé une palette fascinante pour l’expression de notre sensibilité. D’autant plus que dans certains cas, Liszt étant un improvisateur de génie, il existait plusieurs versions d’une même œuvre. Ouvrant au maximum le champ des possibles.
Revenant au piano, Liszt trouvait une nouvelle inspiration pour une mélodie et la remettait sur le métier. On décèle à travers toutes ces facettes, un compositeur à la personnalité curieuse, un génie bouillonnant et un technicien hors pair. Voilà toutes les raisons qui font de Liszt un compositeur essentiel dans le développement de notre jeune carrière, pour nous ouvrir vers un répertoire un peu moins confidentiel que celui dans lequel notre duo évolue qui est la mélodie Française. Il nous a paru être un compositeur intéressant à défendre et avons choisi de lui consacrer notre deuxième CD.
Cyrille Dubois « Révélation artiste lyrique » aux 22èmes Victoires de la musique 2015 est considéré comme l’un des meilleurs ténors français de sa génération. Après son passage au CNSM il découvre une passion pour l’interprétation du Leid et la mélodie dont il est un émissaire recherché. Il a enregistré à l’automne dernier le CD « O Lieb ! » avec Tristan Raës consacré aux mélodies de Liszt chez Aparté et a reçu un diapason d’Or et un CHOC Classica.
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Michel Dalberto
Pianiste et chef d'orchestre, professeur au conservatoire CNSMP de Paris, il remporta plusieurs grands concours (Clara Haskil, concours de piano de Leeds). Il joue avec de grands chefs dans les festivals les plus prestigieux.
Il a enregistré notamment
- Franz Liszt Un piano à l'opéra (paraphrases de Verdi et Wagner)
- Franz Liszt deuxième année de pèlerinage (Italie)
« Si on m’offrait un moyen de voyager dans le temps pour aller à la rencontre d'un compositeur, ce serait lui que je choisirais sans aucune hésitation. Il était si intelligent, si malin. Il était vraiment de son temps puisqu’il a fait exactement ce qu’il fallait, au bon moment. Liszt était ouvert à beaucoup de choses et a su éviter les affres de la folie, qui ont causé la perte de Schumann par exemple. Sa notoriété fantastique à l’époque, s’appuyait sur des choses réelles, pas sur des paillettes ».*
Extrait du dossier France Musique du 18 juillet à propos du festival Radio France Occitanie

"Liebesträum" / Rêve d'Amour (Dubois/Raës)
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Goran Filipec
"...le piano et le pianisme que nous connaissons aujourd'hui existent grâce à l'immense envergure de cet homme de génie"l
"Parmi les compositeurs, Liszt était toujours celui avec lequel j’arrivais a m’identifier le plus. Il me semble que cette identification avec le compositeur, dont une partie reste énigmatique et irrationnelle, soit pour l' interprète, un fil conducteur important dans la recherche d'une interprétation honnête et valide.
Dans la perspective de l’histoire du piano et du pianisme, il me semble que Liszt était celui qui a contribué le plus à ses développements. Il a révolutionné le piano, selon le modèle du violon de Paganini et il l’ a transformé dans un instrument qui rivalise avec l’orchestre. Son piano assimile et reproduit tous les genres musicaux: l’opéra, le Lied, les œuvres symphoniques, les œuvres pour orgue et va même plus loin en ‘traduisant’ dans son propre langage les œuvres de la littérature, peinture et en assimilant les gestes théâtraux.
Il me semble que nous, pianistes, devons tous énormément à Liszt car le piano et le pianisme que nous connaissons aujourd’hui existent grâce à l’immense envergure d’ esprit de cet homme de génie".
"Goran Filipec, pianiste croate, a remporté de nombreux grands prix internationaux dont le Grand Prix International de disque de la Société Franz Liszt de Budapest en rejoignant ainsi l'illustre lignée des lauréats comme Cziffra, Horowitz ou Pollini. Titulaire d'un doctorat d' interprète de la musique, il apprécie particulièrement les œuvres de grande virtuosité et joue dans le monde entier. En 2018 il a enregistré 5 CD de pièces majeures du répertoire de Liszt dans le cadre de la collection Intégrale de Liszt chez Naxos. Goran Filipec est aussi co-fondateur et président de la Société Franz Liszt de Genève"
Hélène Grimaud
"mettre mes pas dans ceux de cet immense musicien !".
En 2005 cette grande pianiste et écrivaine a publié Leçons particulières (Robert Laffont) elle y fait part à plusieurs reprises de son envoûtement pour Franz Liszt. Que le passage suivant vous incite à lire ce livre lui aussi envoûtant qui se présente comme un voyage initiatique où elle évoque notamment les souffrances, les sacrifices engendrés par ses passions.
« Sous le soleil de Rome, j’eus brusquement la tentation de mettre mes pas dans ceux de cet immense musicien, de suivre son exemple, son art prodigieux d’avoir vécu intensément, joyeusement, inlassablement -voyages, amours, rencontres. La vie de Liszt vous faisait croire aux contes de fées, à la justice immanente, aux récompenses d’un destin génial et d’une œuvre éclatante. Il a accompli la forme parfaite d’un mouvement unique, sa vie son œuvre dans la même inventivité, et les deux dans le compagnonnage de Dante, mais aussi de Byron, Goethe, Shakespeare ou Raphaël. Et puis Liszt, ce fut aussi le besoin pressant d’une retraite, de solitudes, de recueillement et c’est à Rome, justement, entre le Forum et le Vatican qu’il était venu les chercher, pour assouvir dans cette aspiration sa soif d’être libre – et alors d’être bon ».

Réminiscences de Norma (Liszt/Bellini)
Cliquez ici, extrait YouTube...
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Jeux d’eau à la villa d’Este Medici TV
Benjamin Grosvenor
"Je n’ai jamais cessé d’être fasciné par la musique de Liszt"
"La Sonate en si mineur S178 est un cheminement intérieur qui crépite en ses écarts contrastés et vertigineux, du doute au don, de la question de Dieu à la foi qui se fait révélation et plénitude intime, après bien des péripéties déchirées, des interrogations intimes, sidérantes. L’éloquence et la clarté, le jeu au toucher caressant et toujours extrêmement détaché, articulé sans artifices distinguent nettement Benjamin Grosvenor des autres compétiteurs.
Après la Sonate en si mineur, l’intériorité mesurée, retenue de la berceuse pourtant très inquiète voire agitée, exprime cette compréhension profonde et urgente d’un Liszt qui doute toujours et croit toujours.
Aucun doute ce disque est celui de la pleine maturité : celui d’un interprète qui allie discours, intention et suprême musicalité. La forme et le fond étant fusionnés avec une élégance so british continue réalise ici un sans-faute, qui touche par son éloquence. Le mot est essentiel chez Grosvenor: éloquence." (source DECCA)
Lauréat du concours de la BBC pour les jeunes musiciens, Diapason d'or jeunes talents, il a été à l'affiche des Lisztomanias de Châteauroux à l'occasion de sa vingtième édition.
Tout savoir sur Benjamin Grosvenor (source France Musique)

François Frédéric Guy
Nous vous conseillons vivement l'interview réalisé par Pianobleu.com ou François Frédéric Guy répond à plusieurs questions concernant Liszt et son œuvre "Que représente Liszt pour vous ?"
Pour accéder à cet interview en podcast cliquer ici
Nous vous recommandons également son échange avec Philippe Cassard dans son "Matin des musiciens" à propos des Harmonie Poétiques et Religieuses sur Franc Musique
Pour accéder à cet interview en podcast émission 1 cliquer ici
Pour accéder à cet interview en podcast émission 2 cliquer ici
Leslie Howard
Un seul pianiste au monde a réussi à tout jouer et à tout enregistrer de l'œuvre gigantesque, colossale de Franz Liszt et cela en 99 CD. Cela a pris un peu plus de 30 ans de sa vie et 12 ans venir à bout du monstre. Ce pianiste c'est Leslie Howard d'origine australienne naturalisé britanique.
Grâce à Leslie Howard, nous pouvons vraiment sortir des sentiers battus par les pianistes estampillés lisztiens. Nous pouvons nous rendre compte de la diversité proprement hallucinante de l'œuvre pour piano de Liszt, de la plus minuscule page d'album aux transcriptions les plus spectaculaires en passant bien sûr par ses chefs d'œuvre originaux que sont la Sonate en Si mineur, les Années de Pèlerinage , les Harmonies Poétiques et Religieuses ou encore les 12 Etudes Transcendantales.
Philippe Cassard, portrait de famille du 13 janvier 2024
Pour écouter le podcast Cliquer ici
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Catherine Joly
"faire un récital sur Liszt cela ne sera jamais ennuyeux car il est multiforme..."
J'aime "m'immerger" complètement dans LISZT lors d'un récital. Et cela ne sera jamais ennuyeux car LISZT est "multiforme"! En effet, c'est sans doute le seul compositeur qui présente autant de facettes différentes : il y a le LISZT romantique, Liszt virtuose, Liszt tzigane, Liszt diabolique, Liszt transcripteur, et Liszt mystique ! Ceux qui ne connaissent que le LISZT virtuose ignorent qu'il est également un immense compositeur de musique religieuse, aussi bien pour piano que pour orchestre et chœurs... A ce titre, je suis particulièrement touchée par ses "Légendes" pleines d'une foi intense, par ses "Années de Pèlerinage", et par ses « Variations » sur la cantate de Bach qui annoncent directement Franck par leur chromatisme douloureux.
LISZT a été d'une générosité extrême en faisant connaître les œuvres de ses prédécesseurs et contemporains grâce à ses géniales transcriptions : il ne trahit jamais l'original, tout en le magnifiant par une étonnante technique d'écriture pianistique, ce qui devient une "recréation"! J'aime toutes ses transcriptions, de Bach à Wagner (la "Mort d'Isolde" est fascinante) en passant par les Symphonies de Beethoven : jouer "l'Héroïque" en concert avait été pour moi une expérience marquante !
Enfin, LISZT (qui a en somme été le Paganini du clavier) a créé une technique nouvelle pour le piano, dite "transcendante", qui exploite à merveille toutes les possibilités du clavier ; avec lui, on a le sentiment de diriger un orchestre entier en jouant au piano.... C'est aussi l'initiateur de la musique moderne, impressionniste .... et atonale ! Son influence est bien plus considérable qu'on ne peut l'imaginer... Mon admiration pour lui sera toujours renouvelée !

Cyprien Katsaris
En mai 2023 à l'occasion de la Biennale Franz Liszt à Weimar, la Fondation Franz Liszt a remis à Cyprien Katsaris, le prix d'honneur 2023 . La notoriété de Cyprien Katsaris n’est plus à prouver, il fait partie après, Alfred Brendel, Kurt Mazur et Leslie Howard qui ont également reçu ce prix, des personnes de notoriété que la Fondation Liszt à Weimar a souhaité honorer.
Ce prix d'honneur rend hommage à l'œuvre d'un grand interprète européen de Liszt, un virtuose du piano de classe mondiale avec une affinité toute particulière pour Franz Liszt.
"Tout au long de sa vie, Cyprien Katsaris a contribué de manière significative et particulière à une nouvelle vision de l'œuvre pour piano de Franz Liszt dans toute sa plénitude . Très tôt, il a intégré dans ses programmes de concert le vaste domaine des transcriptions de Liszt jusqu'alors ignoré"
Source Diapason
Alexandre Kantorov
"J'ai toujours adoré Liszt et je trouve que c'est un compositeur les plus inventif de son temps, il a clairement inspiré Wagner et Mahler. Il varie énormément entre ses pièces de bravoure, ses pièces religieuses, mythologiques , lyriques de salon et pour un pianiste je trouve que c'est essentiel de jouer ou/et lire ses œuvres".
Interview de Pianobleu.com à propos de son enregistrement des concertos 1 et 2 de Franz Liszt et de Malédiction.
Roger Muraro
"Franz Liszt, j'en conviens, une sorte de file rouge de toutes mes émissions depuis la première saison. Franz Liszt le généreux, Liszt le virtuose, Liszt le transcripteur, Liszt le fidèle défenseur des autres et surtout, Liszt l'homme de religion. Mon premier souvenir est marqué par l'impression du tout jeune élève que j'étais, à treize, quatorze ans quand j'ai entendu , derrière la porte d'une salle du conservatoire de Lyon un déchainement d'octaves sur un passage de Saint François de Paule marchant sur les flots ... Par la suite à l'écoute sur France Musique de l'émission du 5 août 2023 "Mon Liszt" de Roger Muraro.
Pour accéder à cette émission de "Mon Liszt" sur France Musique Cliquer ici
Francisco Piemontesi
Liszt c'est le clavier à 300% mais aussi une dimension spirituelle, cosmique, qui vous transporte dans un autre monde de sensations et de reflexions.
Liszt, c'est un compositeur que j'aime beaucoup et qui m'accompagne depuis de nombreuses années"
France Musique du 3 avril 2024 pour écouter le podcast Cliquer ici
Francesco Piemontesi a enregistré notamment la Première année de pèlerinage (Suisse) et la Légende de Saint François de Paule marchant sur les flots combiné avec un documentaire de Bruno Monsaingeon
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MÜZA Rubackyté
"Liszt est un personnage extraordinaire... on a l'impression qu'il vit toujours..."
Muza Rubackyté a participé à l’émission de France Musique « Les grands entretiens » de Rodolphe Bruneau-Boulmier tout au long de la semaine du 22 au 26 avril 2019 https://www.francemusique.fr/emissions/les-grands-entretiens/muza-rubackyte-pianiste-3-5-71264
Voici quelques brefs extraits diffusés le jeudi 25 avril concernant son attachement pour Franz Liszt
« Franz Liszt c’est en quelque sorte un modèle pour moi à tous points de vue. C’est un personnage extraordinaire, multiple. Je suis tombée amoureuse de Liszt à 11 ans. J’étais une petite fille qui a dit je vais jouer cette Sixième Rapsodie coûte que coûte, même si ma petite main n’est pas encore assez grande pour les octaves.
C’est une personnalité parfaite, Liszt est d’abord extrêmement attirant comme personne, comme homme, homme avec un grand « H ».
C’est quelqu’un qui avait une générosité inouïe, bonté, noblesse, ce qui se reflète dans sa musique, dans sa manière d’être, il reste un exemple, une énigme. On a l’impression qu’il vit toujours parce qu’il a ouvert plein de portes dans les musiques et dans le comportement humain (…)
Liszt reste un personnage absolument merveilleux, positif, éternel extrêmement puissant pour moi ».
Pianiste franco-lituanienne, elle a créé l’association « LISZtuania ». Elle organise le concours « Lisztofonija » et tous les deux ans en novembre le Vilnius Piano Festival dont elle est la Directrice artistique en partenariat avec la philharmonie de Vilnius.
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