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 Les trois études de concert

 

 

 

Un sospiro

Cette pièce appartient à la veine sentimentale de Liszt. D’ailleurs, l’édition française lui donne le titre de Caprice poétique. On y entend toujours le même motif, mais avec des expressions différentes : gracieux, harmonieux, passionné, impétueux, languide … À l’interprète de faire en sorte que l’on ne ressente pas de monotonie. Mais c’est aussi une étude, de concert, donc destinée à être jouée en public, ce qui signifie une difficulté technique à vaincre. Ici le thème est accompagné de grandes vagues de harpe réalisées aux deux mains. Et chaque note du thème est jouée alternativement par chaque main lorsqu’elle n’est pas occupée à l’accompagnement. Ce véritable tour de prestidigitation est appelé le procédé de la « troisième main ». Il a été abondamment utilisé par son rival Thalberg, et inspiré par un harpiste virtuose, Parish Alvars. La difficulté pour le pianiste est qu’une main ne bouge pratiquement pas (la droite) alors que l’autre effectue de grands déplacements (la gauche), et que cela ne doit pas nuire à la fluidité de la mélodie.

 

La ronde des lutins

Cette pièce est ce qui a été fait de mieux dans le genre léger et bondissant. On y admire aussi les sons que Liszt tire du registre aigu du piano. Signalons que le titre original allemand est « Gnomenreigen », la ronde des gnomes. Ce qui veut dire que ces lutins ne sont pas forcément des créatures bienveillantes. Aussi cela grince au début, par des frottements de dissonances. Puis on entend des éclats de rire, et la pièce est en fait une alternance de moments grinçants et d’éclats de rire. Quant à la difficulté technique, il n’y a qu’à regarder et écouter pour comprendre pourquoi cette pièce est si appréciée des virtuoses.

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