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  • Les Musées lisztiens | Lola

    Musées, maisons et collections Franz Liszt dans le monde Sur les traces de Franz Liszt Grand voyageur et Européen avant l'heure, Franz Liszt a partagé sa vie entre de nombreux pays. De Raiding, où il naquit en 1811, à Bayreuth, où il mourut en 1886, ses traces sont aujourd'hui dispersées à travers l'Europe et bien au-delà. Plusieurs maisons dans lesquelles il a vécu sont devenues des musées. Ailleurs, bibliothèques, archives et institutions musicales conservent ses manuscrits, sa correspondance, ses partitions, ses instruments, ses objets personnels et une abondante documentation. Partons sur les traces de Liszt à travers quelques-uns des principaux lieux de mémoire et grandes collections qui lui sont consacrés dans le monde. Autriche Raiding — La maison natale et le Liszt Museum Franz Liszt est né le 22 octobre 1811 à Doborján, alors situé dans le royaume de Hongrie et aujourd'hui Raiding, en Autriche. Sa maison natale est devenue un lieu de mémoire consacré au compositeur. Elle rappelle ses premières années et l'environnement dans lequel grandit l'enfant prodige avant son départ pour Vienne. Un centre culturel et une salle de concert ont été aménagés à proximité, faisant de Raiding un lieu vivant de la mémoire lisztienne. Pour découvrir le Liszt Museum : Cliquer ici Allemagne Weimar — L'altenburg Le nom du bâtiment remonte à l'ancien nom de domaine Die Alte Burg (le Vieux Château). La maison a été le foyer de Franz Liszt et de sa compagne Carolyne zu Sayn-Wittgenstein pendant 13 ans à partir de 1848. De nombreuses personnalités de tous pays ont fréquenté les lieux : Johannes Brahms, Gioachino Rossini, Gérard de Nerval, George Eliott, Hans Christian Andersen, Alexander von Humboldt, Bedrich Smetana, Charles de Talleyrand, Bettina von Arnim , Hector Berlioz , Peter Cornelius , Joseph Joachim, Hans von Bülow et bien sur le Grand duc Charles Alexandre de Saxe-Weimar Eisenach. Aujourd'hui, l'Altenburg abrite la Hochschule für Musik Franz Liszt Weimar . On y trouve le Centre Franz Liszt, la Chaire d'histoire de la musique juive, des projets de recherche DFG , le Salon Liszt et de la documentation sur « Liszt, l'Altenburg et l'Europe ». (Source klassik-stiftung Weimar) Weimar — Die Hofgärtnerhaus ou Liszt Haus Maison du jardinier de la cour Weimar fut l'un des lieux essentiels de la vie artistique de Liszt. Après sa grande période comme maître de chapelle à Weimar, de 1848 à 1861, Liszt revint régulièrement dans la ville à partir de 1869. Durant les mois qu'il passait à Weimar, il habitait à l'étage de l'ancienne maison du jardinier de la cour, à l'entrée du parc sur l'Ilm. Il y recevait ses élèves venus de toute l'Europe et y donnait ses célèbres Masterclass. Le bâtiment classique est situé à la limite ouest du parc sur l'Ilm et au début de l'avenue menant au palais du Belvédère. C'est ici que commença le deuxième séjour de Liszt à Weimar. Lorsqu'il revint à Weimar en 1869 à l'invitation du grand-duc Carl Alexander, il utilisa l'appartement confortablement meublé par la grande-duchesse Sophie jusqu'à la fin de sa vie en 1886. Peu de temps après sa mort, une partie des pièces fut ouverte comme un site commémoratif à l'initiative de Carl Alexander. Le salon de musique, le cabinet de travail et la chambre permettent aujourd'hui de retrouver l'univers quotidien du vieux maître. On peut notamment y voir son piano à queue Bechstein. U ne exposition médiatique permanente sur la vie, l'œuvre et l'influence de Liszt est présentée au rez-de-chaussée, créée dans le cadre d'un projet de coopération entre la Klassik Stiftung Weimar, l'Université de musique FRANZ LISZT et l'Université Bauhaus de Weimar. (Source klassik-stiftung Weimar) Pour en savoir plus Cliquer ici Le Musée des archives Goethe Schiller et Franz Liszt Les archives Goethe et Schiller sont les plus anciennes archives littéraires d’Allemagne. Elles disposent de plus de 130 héritages d’écrivains, de savants, de philosophes, de compositeurs et d’artistes, de 14 archives de maison d’éditions, d’associations et de sociétés littéraires (entre autre la société Goethe, la maison d’éditions « Insel » de Leipzig et la fondation allemande de Schiller) ainsi qu’une collection d’autographes dans laquelle sont représentés environ 3000 auteurs. En raison de son inventaire, l’archive a le caractère d’archives centrales pour la littérature allemande des XVIII et XIXème siècle. De plus, la collection de Goethe a été ajoutée en 2001 au patrimoine culturel de l’humanité, dans la collection « Memory of the World » de l’UNESCO. Cette structure dispose également du plus grand fond documentaire sur Franz Liszt constituant une ressource privilégiée de documents et partitions autographes. La grande-duchesse Sophie von Sachsen-Weimar-Eisenach a fait construire les archives Goethe et Schiller, inaugurées en 1896, spécialement pour l'enregistrement des manuscrits de grande importance de Goethe et Schiller. Les trois salles du premier étage constituent le cœur du bâtiment. Dans la salle du milieu se trouvent des expositions temporaires qui présentent des manuscrits originaux issus des archives. La salle de droite sert de salle de lecture des manuscrits, tandis que celle de gauche est prévue pour les évènements. Les visiteurs individuels peuvent venir pendant les horaires d’ouverture sans avoir fait de réservation au préalable. Le jardin du bâtiment des archives invite à y rester un petit moment. Depuis la terrasse, vous pourrez profiter d’une vue imprenable sur la vieille ville de Weimar (Source Kulturstadt Weimar) Pour en savoir plus Cliquer ici Weimar — Bien plus qu'une maison Liszt Weimar occupe une place exceptionnelle dans la conservation du patrimoine lisztien. La Klassik Stiftung Weimar conserve, entre plusieurs de ses institutions, ce qu'elle présente comme le plus important ensemble de Lisztiana au monde. La Herzogin Anna Amalia Bibliothek conserve une très importante collection de partitions, éditions anciennes et littérature consacrée à Liszt, comprenant également des livres provenant de sa bibliothèque personnelle. La Herzogin Anna Amalia Bibliothek Cliquer ici Le Goethe-Nationalmuseum possède également des objets provenant de Liszt ou liés à sa mémoire. Weimar constitue ainsi à la fois un lieu de visite et un centre documentaire fondamental pour les chercheurs. Le Goethe-Nationalmuseum Cliquer ici Bayreuth — Franz-Liszt-Museum Bayreuth est associé aux derniers jours de Franz Liszt. Malade et très affaibli, il s'y rendit en juillet 1886 pour assister au Festival où sa fille Cosima dirigeait l'héritage de Richard Wagner. Liszt mourut à Bayreuth le 31 juillet 1886. La maison dans laquelle il passa ses derniers jours, située à proximité de la Villa Wahnfried, est aujourd'hui le Franz-Liszt-Museum. Le rapprochement géographique des musées Liszt et Wagner rappelle aussi les liens familiaux et artistiques, parfois complexes, qui unirent les deux compositeurs. Pour découvrir le Musée Franz Liszt de Bayreuth : Cliquer ici Hongrie Budapest — Musée mémorial Franz Liszt Liszt se revendiquait hongrois et a donc entretenu avec la Hongrie un lien profond. En 1875, il devint président fondateur de l'Académie royale hongroise de musique. À partir de 1881, il disposa d'un appartement dans le bâtiment de l'ancienne Académie de musique, aujourd'hui situé au 35 Vörösmarty utca. Cet appartement abrite désormais le Liszt Ferenc Memorial Museum. Il constitue l'un des grands centres internationaux consacrés à l'étude de la vie et de l'œuvre du compositeur. Manuscrits, partitions, livres et documents y sont conservés et étudiés. Une partie des collections et des catalogues est accessible en ligne. Le Centre organise également conférences, publications, expositions et collaborations internationales. On peut y découvrir plusieurs de ses instruments — notamment des pianos Bösendorfer et Chickering —, son bureau de composition, des meubles, objets personnels, portraits, livres et partitions. C'est l'un des lieux où l'on ressent le plus directement la présence du Liszt des dernières années. Pour découvrir le Musée mémorial Franz Liszt de Budapest : Cliquez ici Budapest — Académie de musique de Franz Liszt Le musée est associé au Liszt Ferenc Research Centre, créé en 1986 au sein de l'Académie de musique Franz-Liszt qui est l'une des institutions les plus connues de la musique classique hongroise. Située au cœur du centre-ville, l'Académie de musique, reconnue et appréciée mondialement, abrite à la fois une institution académique et un centre de concerts. Au fil des ans, l'Académie de musique Liszt Ferenc a acquis une réputation mondiale et des étudiants du monde entier viennent y suivre des cours de musique. ici à apprendre la musique. L'Académie, qui sert également de centre de concerts, est ouverte aux mélomanes tout au long de l'année. Pour découvrir l'Académie de musique de Franz Liszt : Cliquez ici Italie UN LIEU LISZTIEN SANS ÊTRE UN MUSÉE LISZT Tivoli — La Villa d'Este La Villa d'Este n'est pas un musée consacré à Franz Liszt. Elle occupe pourtant une place particulière dans son univers. Liszt séjourna régulièrement à Tivoli, près de Rome, comme invité du cardinal Gustav Adolf von Hohenlohe. Les jardins, les cyprès et surtout les jeux d'eau de la Villa inspirèrent plusieurs pages des dernières Années de pèlerinage, notamment Les Jeux d'eau à la Villa d'Este. Visiter la Villa permet ainsi de découvrir directement certains des paysages qui nourrirent l'imagination musicale du compositeur. La visite de la stanza delle rose, chambre où séjournait Liszt n'est normalement pas ouverte au public. Cette petite pièce au dernier étage du palais doit son nom à son plafond décoré de motifs de roses. Etats Unis Les lieux où Liszt a vécu ne sont qu'une partie de son patrimoine. Ses innombrables voyages, sa correspondance et son extraordinaire réseau de relations expliquent que ses manuscrits et documents soient aujourd'hui dispersés dans de nombreuses institutions. Certaines collections situées aux Etats Unis, sont devenues essentielles pour la connaissance du compositeur. Washington — Library of Congress La Library of Congress, à Washington, possède l'un des ensembles documentaires consacrés à Franz Liszt les plus importants hors d'Europe. Sa Music Division conserve manuscrits musicaux, esquisses, correspondances, premières éditions, documents personnels et ouvrages annotés. Plus de 900 documents provenant de ces collections sont présentés dans sa collection numérique consacrée à Franz Liszt. La présence d'un fonds de l'American Liszt Society témoigne également de l'importance de la tradition lisztienne aux États-Unis. Pour le simple amateur comme pour le chercheur, l'intérêt est considérable : une grande quantité de documents peut être découverte gratuitement sur Internet. Pour découvrir la Franz Liszt Collection de la Library of Congress : Cliquer ici France Un patrimoine dispersé mais particulièrement riche. La France ne possède pas de maison musée exclusivement consacrée à Franz Liszt. Elle conserve cependant un patrimoine lisztien considérable. Cela n'a rien d'étonnant : Liszt arriva à Paris en 1823, à l'âge de douze ans, et entretint jusqu'à la fin de sa vie des liens particulièrement étroits avec la France. Il considérait que le français était sa première langue. Paris Bibliothèque nationale de France — BnF La Bibliothèque nationale de France conserve de nombreux documents concernant Liszt : partitions, éditions anciennes, manuscrits, correspondances, photographies, portraits, livres et périodiques. Une partie de ce patrimoine est accessible gratuitement grâce à Gallica. Pour rechercher Franz Liszt dans les collections de la BnF et de Gallica : Cliquer ici → Voir également sur notre site : Liszt sur le Web Paris Musée de la musique — Philharmonie de Paris Les collections du Musée de la musique et les ressources documentaires de la Philharmonie permettent également d'approcher Liszt, son époque, le piano romantique et les instruments qui participèrent à l'évolution de la pratique musicale au XIXᵉ siècle. La Philharmonie propose par ailleurs de nombreux dossiers, guides d'écoute, concerts et ressources pédagogiques accessibles en ligne. Pour découvrir les collections et ressources de la Philharmonie de Paris : Cliquer ici Paris Franz Liszt dans les Archives de France À l'occasion du bicentenaire de la naissance de Liszt, une importante enquête archivistique a été menée sous la direction scientifique du musicologue Nicolas Dufetel. Elle a permis de mettre en évidence la présence de documents liés à Liszt dans de nombreuses archives publiques françaises. Une sélection de 38 documents provenant de 14 institutions réparties dans 12 villes françaises illustre la diversité des traces laissées par Liszt en France : manuscrits, imprimés, iconographie, presse et documents administratifs. Cette dispersion géographique témoigne admirablement des liens que Liszt entretint avec la France tout au long de sa carrière. Pour découvrir « Franz Liszt dans les Archives de France (1824-1887) » : Cliquer ici Paris Bibliothèque musicale La Grange Fleuret — Paris La Bibliothèque musicale La Grange Fleuret constitue une autre ressource importante pour l'étude de la musique des XIXᵉ et XXᵉ siècles. Ses collections et son catalogue permettent de poursuivre les recherches bibliographiques et documentaires autour de Liszt et de son époque. Pour consulter le catalogue : Cliquer ici Le patrimoine lisztien ne connaît pas de frontières Il serait impossible de réunir ici tous les lieux conservant un manuscrit, une lettre, une partition ou un souvenir de Franz Liszt. C'est précisément l'un des aspects fascinants du personnage. Liszt fut hongrois et profondément européen. Il vécut en Hongrie, Autriche, en France, en Allemagne, en Suisse et en Italie ; parcourut une grande partie de l'Europe ; correspondit avec des centaines de personnalités et entretint un réseau artistique et intellectuel exceptionnel. Ses traces se retrouvent donc aujourd'hui dans les musées, bibliothèques et archives de nombreux pays. Cette page a vocation à s'enrichir progressivement au fil de nos découvertes et de vos contributions. Vous connaissez un musée, une collection ou un fonds documentaire important consacré à Franz Liszt qui ne figure pas encore dans cet inventaire ? N'hésitez pas à nous le signaler . Cliquez ici „Pourquoi suis-je à Weimar ? [...] Dans le domaine de la musique, pour les œuvres, l'enseignement, la publication, c'est pour moi le point d'appui en Allemagne.“ Liszt le 10 septembre 1882 dans une lettre à la princesse Carolyne zu Sayn-Wittgenstein Le Musée des archives Goethe Schiller et Franz Liszt La stanza delle rose de la Villa d'Este où vécu Liszt le Musée Franz Liszt de Bayreuth Musée mémorial Franz Liszt de Budapest la maison natale de Franz Liszt à Raiding L'Altenburg Retour à connaître Liszt Cliquez ici

  • Nous contacter | Lola

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  • Daniel | Lola

    La tombe de Daniel Liszt à l'ombre du Mur de Berlin Une nouvelle contribution pour notre site de la part de Christine van Zandijcke (Belgique) fidèle lisztienne, qui lors d’un déplacement récent à Berlin s’est mise en quête de la tombe de Daniel, fils de Franz Liszt, qui est située là où passait le « mur » ! Voici ce que Christine nous écrit : « Dans Alan Walker j'avais lu que Daniel était décédé chez sa sœur Cosima à l’époque épouse de Hans von Bülow à Berlin. Walker (dans sa première édition, quand la RDA existait encore) écrivait aussi que le Mur de Berlin passait littéralement sur sa tombe. Avant de partir pour Berlin, j'ai consulté ce site: https://www.findagrave.com/memorial/29634052/daniel-liszt C'est au nord de Berlin-Mitte, métro (U-Bahn - ligne U6) Schwarzkopffstraße, pas loin du Museum für Naturkunde, à 3 stations au nord de Friedrichstr., dans la Liesenstraße nº6 , à droite dans la rue en venant du métro/Musée. Une partie du vieux Domfriedhof contient une section de la communauté française: c'est là ! Retour à Liszt intime Cliquez ici

  • oeuvres musicales

    Décourir Liszt, ses oeuvres sa vie, ses amis ses amours ... La Faust Symphonie Le thème du Docteur Faustus date du 16eme siècle. Personnage dépravé, magicien, astrologue, il s’était glorifié d’avoir conclu un pacte avec le diable Méphistophélès qui lui a permis de satisfaire tous ses désirs en échange de son âme. Il devint très vite un personnage de littérature, l’une des premières œuvres, la plus connue fut celle de Christopher Marlowe, poète anglais du 16eme siècle : Histoire tragique du Dr Faust. Le Faust de Goethe Goethe s’est emparé de ce thème qui l’a accompagné toute sa vie. Il en fit deux versions, la première la plus connue en 1808, Faust 1 et le second livre, Faust 2 avec une approche moins pessimiste fut publiée juste après sa mort en 1830. Au travers de ses poèmes, Goethe a sublimé le mythe de Faust et en a fait une source d’inspiration majeure de tout le 19eme romantique sous toutes ses formes, en littérature, poésie, musique, peinture, théâtre et au siècle suivant le cinéma s’y ajouta . La version qu’offre Goethe ne reprend pas exactement les mythes plus anciens, il y introduit notamment une histoire d’amour entre Faust et Marguerite. Nous pourrions résumer ainsi le premier poème : Le docteur Faust qui a passé sa vie dans la quête du savoir sans obtenir la satisfaction voulue souhaite se suicider. Le diable, Méphistophélès lui propose de lui rendre sa jeunesse et de lui apporter la richesse en échange de son âme. Celui-ci reste toujours insatisfait, il va séduire puis abuser de l’innocente Marguerite qui, subjuguée, va courir à sa perte et à celle de sa famille. Enceinte elle se sent déshonorée et tue le « fruit du péché ». Emprisonnée, elle repousse Faust qui veut l’arracher à son sort. Elle préfère s’abandonner à Dieu. C’est alors qu’une voix d’en haut la proclame sauvée. Dieu a pardonné. Liszt et Faust Méphistophélès accompagnera le très croyant Liszt sa vie durant, en musique bien sûr, de la Faust Symphonie à toutes les Méphisto valses et au travers de son obsession de la mort comme il pouvait la matérialiser par de petites choses ainsi d’une bague qu’il n’a jamais cessé de porter et d’une canne à l’effigie de Satan. La Faust symphonie est considérée comme l’un des chefs-d’œuvre absolus de Liszt. Elle est postérieure aux deux autres grands Faust, celui de Berlioz, La damnation de Faust et celui de Schumann, Scènes de Faust. Liszt a très exactement intitulé son Faust : Eine Faust-Symphonie in drei Charakterbilden, 1 Faust 2 Marguerite 3 Méphistophélès Que l’on peut traduire Une Faust symphonie en 3 portraits de caractères ou en 3 portraits psychologiques C’est Berlioz, son ami qu’il admirait tant qui lui a fait découvrir en 1830, le Faust de Goethe dans une traduction de Gérard de Nerval puis ensuite au travers de la fameuse Damnation de Faust et c’est à Weimar , la ville de Goethe où Liszt était Kapellmeister qu’ il composa sa célèbre symphonie. Initiée en 1840 mais achevée en 1854 après deux mois de travail intensif, elle fut jouée pour la première fois le 5 septembre 1857 lors de l’inauguration du monument à Goethe et Schiller devant le théâtre de Weimar. Liszt lui adjoindra 3 ans plus tard l’épilogue « Choral Mysticus » pour ténor et chœur d’hommes …. Œuvre grandiose considérée comme un poème symphonique comparable à la 9eme de Beethoven, elle montre selon Alan Walker, la maîtrise de Liszt pour la composition orchestrale. Œuvre d’une absolue nouveauté pour l’époque, elle fut dédiée à Berlioz. Trop innovante, elle dérangea et tomba dans l’indifférence. Elle fut très peu jouée dont une fois par Hans von Bulow puis demeura à l’abandon pendant près d’un demi-siècle. Aujourd’hui, reconnue, elle est unanimement considérée comme un monument de la musique romantique, pour ses innovations audacieuses, sa richesse musicale et sa grande subtilité. Pour terminer, citons de nouveau Alan Walker : « plus elle s’éloigne dans le temps, plus elle semble grandiose. » De l'interprétation des œuvres Voici la contribution d'une internaute « Il y a une grande mode aujourd'hui chez les jeunes interprètes, c'est de jouer le plus vite possible, et de faire le plus de mouvements possibles avec le corps, le visage, et les yeux en tournant la tête vers le public afin d'être vu. On a l'impression d'être dans la Rome antique, dans une arène, avec des fauves, la beauté n'est pas au rendez-vous dans ces cas-là. La vitesse est parfois tellement rapide que l'on ne reconnait même plus les œuvres. Pauvres compositeurs ! Quand on pense que Beethoven , avant d'être sourd, piquait des colères contre ceux qui jouaient trop vite ses œuvres ! Il doit se retourner dans sa tombe, le pauvre, tout comme les autres. Franz Liszt par exemple, sous prétexte que ses œuvres sont virtuoses, est joué très souvent sans sentiments. Mais pourquoi ne copient-ils pas les grands interprètes ? Parmi les vivants, il y a encore de merveilleux pianistes. Au festival Lisztomanias de Châteauroux, on a eu la chance d'entendre le merveilleux pianiste et professeur Bruno Rigutto en master class : il a passé son temps à ralentir ses élèves. Quelle interprétation des œuvres ! Et quelle maîtrise ! Beaucoup de jeunes laissent leurs doigts s'emballer. Le pire est lorsque le public applaudit à tout rompre ce genre d'exhibition. Heureusement qu'il reste quelques grands maîtres capables de faire comprendre à ces jeunes que la musique, c'est un art, et pas un duel contre son instrument. Une mélomane » La réponse de Liszt-franz.com , un jeune pianiste qui a bien compris cela. L’ouverture du festival Lisztomanias Châteauroux a démarré avec l’Orchestre Pasdeloup et François Dumont qui a dirigé du piano le concerto pour piano et orchestre n°3 en ut mineur op37 de Beethoven dans la cadence de Franz Liszt. Quelle est cette cadence ? Citons Alan Walker dans son Liszt tome 1, "Ce n’était pas contre les tempi rapides en tant que tels que protestait Schindler (1795-1864, biographe de Beethoven) mais contre le fait que les détails y perdaient leur effet. D’après Schindler, trois des experts les plus qualifiés de l’époque, Hummel, Hiller et Czerny s’accordent à témoigner du fait que Beethoven lui-même dirigeait ses œuvres plus lentement que ne fut la mode par la suite. Ce furent les tempi lents de Liszt dans les symphonies de Beethoven qui attirèrent l’attention du critique J.C. Lobe (1797-1881) lorsqu’ il entendit pour la première fois Liszt diriger trois de ses œuvres à Weimar : « Liszt prit les symphonies de Beethoven dans un tempo généralement plus lent que nous ne les avions entendues précédemment et leur réalisation y puisa singulièrement bénéfice". L’interprétation de François Dumont avec la cadence de Beethoven a fait l’objet de la part de Bruno Rigutto dans le cadre de sa master class du lendemain de l’appréciation suivante : « Belle interprétation, on comprenait chaque note, c’était clair, tout ce qu’il a joué, c’était comme de la lumière » Nous sommes d’accord avec vous Maître ! Les caricatures de Liszt au piano Les caricatures de Liszt Bruno Rigutto et la Master Class François Dumont Site officiel Cliquez ici François Dumont et l'Orchestre Pasdeloup - Lisztomanias 2020 Les caricatures de Liszt au piano notamment pendant sa Glanz-Period sont célèbres en particulier celles de Jànos Janko peintre et caricaturiste Hongrois publiées en 1873 et celle du peintre portraitiste Henri Lehmann le montrant en gravitation alors qu´il interprète son fameux galop chromatique. Liszt vivait sa musique avec tout son corps et cela était innovant voire choquant pour l’époque aussi ne manquait on pas de l’opposer à son non moins célèbre et concurrent de l’époque, Sigismund Thalberg . Citons Heinrich Heine , écrivain allemand : « Il est impossible d’imaginer un contraste plus tranché que Thalberg, noble, sensible, intelligent, tendre, calme, Allemand et même Autrichien opposé à Liszt, emporté, orageux, volcanique, fougueux comme un titan » François Joseph Fétis , musicien et critique Belge qui détestait Liszt, autant que Heine , conclura que Thalberg est le champion de la musique de l’ avenir et Liszt l’ apôtre du passé ! Quelle clairvoyance ! Liszt a été le premier à mettre tout son corps y compris sa magnifique chevelure en osmose avec la musique qu’il jouait. Il entrait ainsi en transe subjuguant son public par sa virtuosité et son fascinant charisme. Cela lui vaudra des charges bien imagées, Heine que nous venons de citer : « Quand il s’assied au piano, qu’il a rejeté plusieurs fois en arrière sa longue chevelure et qu’il commence à improviser, il se jette souvent avec furie sur les touches d’ivoire, alors surgit une forêt de pensées chaotiques … ». Plus tard en 1841, il écrira : « Liszt est une sorte de phénomène météorologique, quand il dépeint un orage au piano, nous voyons des éclairs ébranlant ses traits convulsifs, ses membres semblent secoués par la tempête et ses longs cheveux semblent ruisseler de plui e » De nombreux autres témoignages dépeignent Liszt au piano, parmi les plus célèbres - Friedrich Wieck professeur de piano allemand, père de Clara Schuman, « Certains pianistes transpirent, balayent leurs cheveux qui tombent sur leurs yeux, lorgnent l’auditoire tout énamourés d’eux-mêmes. » - Ernest Legouvé , écrivain français le décrit comme "un animal sauvage jetant constamment ses cheveux en arrière, ses lèvres tremblantes, ses narines palpitantes, balayant le public de son sourire". - Louis Moreau Gottschalk , pianiste et compositeur américain, fit en 1860, l’une des charges les plus féroces « Quand il jouait, le mouvement de sa tête, le balancement miraculeux de son corps, les contractions de ses énormes doigts le faisait ressembler à un fakir dans les affres d’ une convulsion extatique. Se penchant en arrière , les yeux fermés, la bouche serrée, secouant son immense chevelure, se ruant sur le clavier comme une bête sauvage sur une proie, balayant de ses cheveux les touches, les emmêlant de ses doigts sur ses yeux endoloris, il semblait lutter comme les anciens pythons dans l’ étreinte d’ un dieu invisible ». Nous voyons que la chevelure fait largement partie du mythe lisztien . Pourtant Liszt n´ a pas été le premier à adopter cette coiffure romantique, à commencer par Beethoven et surtout Paganini. Il eut de nombreux suiveurs notamment parmi ses disciples, comme Anton Rubinstein et Arthur Friedheim qui tous deux avaient coutume de rejeter leurs cheveux en arrière quand ils jouaient. Toutes ces démonstrations acrobatiques étaient-elles gratuites, répondaient elles au désir de Liszt de se faire de la publicité ou plutôt, comme l’explique Jean Marc Onkelinx sur son blog, ne sont-elles pas liées à la pensée musicale très sophistiquée de Liszt : «Le geste possède une signification strictement musicale et même s’ il peut impressionner l’ auditeur et le spectateur, cette libération du corps permet au piano de faire un bond en avant. Et cela c’était vraiment nouveau » ? Liszt Chef d'orchestre "Liszt, à la tête d'un orchestre, est le prolongement de Liszt au piano" (Lina Ramann ) Sa musique très en avance sur son temps déroutait le public et les musiciens particulièrement médiocres dans la première moitié du XIXème. La direction consistait alors à battre la mesure et à laisser l'orchestre jouer seul, certains chefs, allaient même s'asseoir. le bâton sur les genoux. Liszt au contraire s'impliquait, il n'hésitait pas à bondir sur l'estrade pour reprendre les musiciens, Il dirigeait de tous ses membres, de tout son corps, se "tortillait" selon ses détracteurs. Mais battre la mesure n'était pas pour lui l'essentiel. Sa gestuelle en tant que chef d’orchestre fut très critiquée à tel point que lassé, il jeta son bâton et écrivit : « La véritable tâche du chef d’orchestre consiste, selon moi, à se rendre ostensiblement quasi inutile. Nous sommes pilotes et non manœuvres". Les chefs de l’avenir donneront raison une fois de plus à ce précurseur. La modernisation de la technique des pianos D’autres éléments ont contribué au 19ieme siècle à améliorer la qualité, la rapidité du jeu, c’est la modernisation de la technique des pianos. Apparition du piano à 8 octaves, une plus grande longueur des cordes, les marteaux de cuir sont remplacés par des feutres et surtout le double échappement mis en place par Erard en 1821, amélioré en 1833, qui autorise une répétition rapide des notes. Caricature de Henri Lehmann. Liszt a 32 ans, il est au cœur de sa Glanz-Period. Lehman peintre, ami de Liszt et de Marie d'Agoult dont il réalisa plusieurs portraits. Cette caricature est intitulée Galop chromatique exécutée par le Diable de l’harmonie le 18 avril 1843. Liszt semble léviter de son siège, accréditant les critiques de ses acrobaties au piano. Il se mettait tout en mouvement, doigts, poignets, bras corps et même la chevelure dont il jouait provoquant parfois l’hystérie des foules et la fameuse Lisztomania Les célèbres caricatures de Jànos Janko Khatia Buniatishvili pour voir la vidéo Cliquez ici Glenn Gould Cliquez ici Des gestuelles d'aujourd'hui Lang Lang pour voir la vidéo Cliquez ici Liszt Chef d'orchestre "Forte" et "piano" Franz Liszt par l'image, Laszlo Les Ad nos, ad salutarem de Franz Liszt "... L' œuvre la plus puissante que j'e n'ai jamais entendue à l'orgue … " Le Ad Nos de Franz Liszt comme porte d’entrée vers la découverte d’une pratique d’interprétation cachée du XIXème siècle. Traduction du titre du dernier ouvrage, en allemand, de Bernhard Ruchti, Commentaires de Diane Kolin, musicologue, sur le livre de Bernhard Ruchti pour le site liszt-franz.com L’œuvre pour orgue Ad nos, ad salutarem undam de Liszt a quelque chose d’envoûtant. Tiré de l’opéra Le Prophète de Meyerbeer , qui a inspiré de nombreux compositeurs et a donné lieu à de multiples transcriptions et variations, le thème Anabaptiste, assez court, a donné naissance à une variation pour orgue et pour piano quatre mains assez longue, composée par Franz Liszt. Le musicologue, pianiste, organiste et compositeur Bernhard Ruchti a exploré durant plusieurs années l’histoire de cette œuvre. De cette recherche est né le livre « "...das Gewaltigste, was ich je auf der Orgel gehört habe ": Franz Liszts Ad Nos als Tor zur Wiederentdeckung einer verborgenen Aufführungspraxis des 19. Jahrhunderts », qui peut se traduire par « "…La plus grandiose œuvre pour orgue que j’ai jamais entendue…" : Le Ad Nos de Franz Liszt comme porte d’entrée vers la découverte d’une pratique d’interprétation cachée du XIXème siècle ». Disponible en allemand, il est prévu qu’il soit prochainement traduit en anglais. L’ouvrage comporte deux parties principales, une conclusion et un chapitre de ressources. La première partie retrace l’historique de l’œuvre, depuis les représentations de l’opéra de Meyerbeer jusqu’à l’influence de la composition de Liszt sur celles de l’organiste et pianiste Julius Reubke . La seconde partie porte sur l’interprétation d’Ad Nos et les pratiques d’interprétation du XIXe siècle, notamment en termes de tempi, à partir de notes laissées par Liszt sur ses partitions autographes, mais également d'écrits de ses contemporains, parmi lesquels figurent, entre autres, Hans von Bülow, Richard Wagner, Lina Ramann et Richard Pohl. Un troisième chapitre relie les deux précédents au travail de Bernhard Ruchti sur les décryptages de tempi dans les œuvres de compositeurs du XIXe siècle. Il y mentionne notamment son enregistrement d’Ad Nos dans la Cathédrale de Merseburg, où l’œuvre fut créée en 1855, et que Ruchti a interprété dans son tempo original sur la base de sa recherche en 2019. Enfin, un dernière partie permet de mettre en relation des passages importants de ce livre avec la partition d’Ad nos et l’enregistrement de Ruchti sur l’orgue de Merseburg; ce chapitre sera tout particulièrement utile aux musicologues et interprètes souhaitant à leur tour tester les hypothèses de Ruchti. Diane Kolin , musicologue. Fait à Toronto, Canada, le 29 mars 2021. Pour se procurer cet ouvrage Cliquez ici Diane Kolin musicologue Franz Liszt compositeur de lieder enchanteurs et originaux Le ténor Cyrille Dubois accompagné du pianiste Tristan Raës vient de sortir un CD enchanteur consacré à quelques-uns des plus beaux lieder de Franz Liszt Cliquez ici... . Il s'ajoute à d'autres enregistrements effectués par de prestigieux interprètes ; Dietrich Fischer-Dieskau a enregistré une anthologie accompagné par Daniel Barenbaum au piano (version vinyl : Cliquez ici... , Kiri Te Kanawa, Thomas Quasthoff, Jonas Kaufmann, Diana Damrau, Vincent Figuri, Cyril Huvé a aussi enregistré l'intégrale des lieder de Liszt accompagnant au piano plusieurs sopranos et ténors dont Ernst Haefliger . Ils ont tous donné raison à Hans Richter (1843-1916), chef d’orchestre ; « you will see, we will have to come back to Liszt. The excellence imbedded within Liszt' s songs will find their right place among the major songs of Schubert, Schumann and Wolf in the twenty-first century “. "vous verrez, nous reviendrons à Liszt. L'excellence enchâssée dans chacun de ses lieder trouvera sa juste place parmi les meilleurs lieder de Schubert, Schumann et Wolf au XXI ème siècle" Le lied désigne une petite pièce musicale- à l'origine poème germanique populaire- chanté par une voix et accompagné le plus souvent par le piano. C'est l'équivalent de la mélodie française à qui Berlioz donna ses titres de noblesse. Les thèmes essentiels des lieder sont l'amour, la nature, les voyages, la nuit, le désespoir, la mort. Schubert , que Liszt vénérait et dont il a transcrit plusieurs lieder, fut le plus prolifique, il en composa plus de 600, Schumann en composa 138. Pour Liszt ce serait 127 selon Alan Walker qui tient compte des reprises et des refontes conséquentes qu'il a effectuées à Weimar notamment sur les lieder qu'il avait composés pendant sa Glanz-Periode principalement de 1839 à 1849. Il les a composés essentiellement en allemand (70%) mettant en musique des poèmes de Goethe, Schiller, Heine , mais aussi en français avec 8 poésies de Victor Hugo , en italien avec les sonnets de Pétrarque et en hongrois . Comme d'habitude, Liszt le novateur, n'a rien fait comme les autres mélangeant les règles allemandes du lied avec les influences mélodiques françaises ou italiennes - en se référant à la tradition du bel canto et de l' opéra italien - et les influences tziganes. Busoni a bien résumé la ligne créatrice de Liszt :" la floraison mélodique du latin plane au-dessus de la profondeur de pensée du nordique ". En bref des compositions cosmopolites à l'image de Liszt qui n'ont pas plu, notamment aux puristes allemands qui l'accusèrent de dévoyer le genre du lied en lui donnant des couleurs et des structures trop transgressives. Liszt dit avoir beaucoup travaillé ses lieder qu'il a sans cesse remaniés notamment à Weimar de 1848 à 1861 où il avait à sa disposition des interprètes de très haut niveau comme Emilie Genast , qu' il pouvait accompagner lui-même. Serge Gut cite l’avis de Liszt sur ses premiers lieder " Ils sont la plupart du temps d'un sentimentalisme trop boursouflé et l' accompagnement est souvent trop touffu ". Il les a ainsi simplifiés, dépouillés au profit d'un ensemble équilibré, subtil, impressionniste, lyrique. Il espérait néanmoins que ses lieder de plus en plus désespérés au fur et à mesure qu'il vieillissait, trouveraient un public mais sans trop y croire. Il écrivit à Brendel en 1859 qu'il serait encore critiqué. Pourtant combien de fois dans des cercles où il était honni, sa musique a été applaudie quand on ne savait pas qu’il en était le compositeur. Ainsi cet exemple cité par Serge Gut, dans un des salons qui lui étaient fortement hostiles, par erreur ses lieder présentés comme des œuvres posthumes de Schubert remportèrent un grand succès et furent bissés. L’article du Monde du 17 janvier 1988 rend à Liszt, compositeur de lieder, ses lettres de noblesse. En savoir plus. Quelques lieder parmi les plus célèbres - Lieberstraume (Rêve d'amour) est un recueil de 3 œuvres avec deux versions la première pour voix et piano et la deuxième est une transcription pour piano seul. Ils décrivent 3 différentes formes d’amour. Le premier décrit l'amour religieux, le second évoque l’amour érotique le troisième, le plus célèbre, sur un poème de Freiligrath parle de l'amour mature : " oh aime tant que tu peux aimer ". On sait peu de chose sur ces lieder sinon qu'ils ont été composés à une époque où cela allait mal entre Marie d'Agoult et Liszt, la rupture étant consommée. Pour en savoir plus, nous vous invitons à écouter l'émission Musicopolis du 14 février 2019 consacrée à ce lied. En savoir plus. - Les trois sonnets de Petrarque , récits des amours du poète après sa rencontre avec Laure. Ces lieder extraits du livre 2 des Années de pèlerinage ont été inspirés par ses amours avec Marie d'Agoult au bord du lac de Garde. Ces sonnets ont été maintes fois remaniés, révisés, ils sont célèbres en version pour piano seul. Nous vous invitons à écouter Philippe Cassard dans l'émission de France musique " Notes du traducteur" du 20 juin 2015 Liszt, 3 sonnets de Pétrarque. En savoir plus. Et à vous enrichir en lisant Philippe André Les années de pèlerinage tome 1 et 2 En savoir plus. - Die Lorely fut le premier lied écrit sur un poème dramatique de Heine. Lorelei est le nom d'une nymphe qui attire les navigateurs du Rhin par ses chants jusqu' à leur perdition. On perçoit les traditions françaises et hongroises dans cette mélodie originale et captivante. - Der Fisherknabe , aussi dramatique que le lied précédent, le jeune pêcheur sur le lac terrifiant engloutissant une innocente victime. Ecriture pianistique dépouillée, lyrique plus que virtuose. - Les Lieder sur les poèmes de Victor Hugo : Enfant si j'étais roi, Oh quand je dors, Charmant gazon, Comment disaient-ils? Liszt et Hugo s’admiraient. Liszt lui a donné quelques leçons de piano. Écriture musicale pleine de charme inspirée d'une ligne mélodique française. - Die drei Zigeuner de Lenau . Véritable chef d’œuvre, atmosphère tzigane. On ne peut évoquer les lieder de Liszt sans parler des mélodrames, poèmes déclamés en musique qu'il composa au cours de ses dernières années. Il faut retenir Der traurige Mönch ( Le moine triste. ) composé en 1862 sur un poème de Nikolaus Lenau, œuvre audacieuse et originale. Alan Walker nous dit " c'est dans l' histoire de la musique, la première œuvre à appliquer la gamme par tons avec une telle rigueur. Il fallut attendre 50 ans, et les œuvres de Debussy, Schoenberg et autres pour voir une musique atonale comme celle-ci faire ses débuts officiels". Œuvre futuriste qui nous rappelle Le Pierrot lunaire de Schoenberg (Sprechstimme) mais encore une fois Liszt Le précurseur , ne fut pas reconnu, toujours le même préjugé , « le célèbre virtuose qui ne savait pas composer ». Liszt lui-même ne doutait-il pas de lui ou avait-il conscience de la modernité de ses compositions tardives lorsqu' il écrivit à Emilie Genast en 1860: "Ces dissonances atonales ne pourront probablement jamais être utilisées , tant elles sont monstrueuses et d' une sauvagerie inouïe ". Émile Haraszti (Musicologue 1835-1958) lui répondra quelques décennies plus tard : « tous les compositeurs modernes polyharmonistes dodécaphonistes descendent en droite ligne de Liszt ». Hans Richter avait raison, son corpus de lieder à la musique virtuose mais dépouillée est aujourd'hui reconnu comme un chef d'œuvre et chanté par les plus grands après avoir été une source d'inspiration pour tant d'autres compositeurs, Hugo Wolf, Richard Strauss, Gustav Mahler, Debussy ... Pour exemple deux lied de Liszt du plus connu au plus d’avant garde : "Liebesträum" / Rêve d'Amour (Dubois/Raës) Pour écouter cliquer ici. "Der traurige Mönch " /Le moine triste (Vincent Figuri / Lydia Jardon) Pour écouter cliquer ici. Pour la version française du Moine triste (Jacques Roland) Cliquez ici... Bibliographie : Alan Walker Reflections on Liszt (Kindle) Serge Gut Aspects du Lied romantique allemand Acte Sud Brigitte François-Sappey Guide de la mélodie et du lied Fayard Suzanne Montu-Berthon Un Liszt méconnu: Mélodies et lieder ( la revue Musicale) Philippe André Années de pèlerinage de Franz Liszt ( 1,2 et 3) Aléa Carillon de Franz Liszt et la musique minimaliste Cyrille Dubois "Angiolin dal biondo crin" Cliquez ici Ferruccio Busoni Pétrarque (1304-1374) Laure Laure de Sade (1310-1348), dite aussi Laure de Noves ; la muse de Pétrarque Die Lorelei Composé par Liszt en 1870 pour l'anniversaire de sa petite fille Daniela von Bulöw, l'Arbre de Noël est un ensemble de douze pièces, souvent inspirées de chants de Noël. La sixième intitulée Carillon rappelle par le rythme saccadé du carillon la musique minimaliste de Philip Glass "Music with changing parts". Première minute à écouter pour comparaison. Cliquez à droite sur les deux morceaux. Vos réactions, avez-vous d'autres exemples ? Cliquez ici... Pour prendre plaisir à cette oeuvre dans son intégralité écouter les interprétations de France Clidat et Leslie Howard Music with changing parts de Philip Glass Cliquez ici Carillon extrait de l'Arbre de Noël de Franz Liszt Cliquez ici "comprendre le sens mystérieux du poème de Dante" - La Dante Symphonie de Franz Liszt "comprendre le sens mystérieux du poème de Dante" - La Dante Symphonie de Franz Liszt La Dante Symphonie "comprendre le sens mystérieux du poème de Dante" - La Dante Symphonie de Franz Liszt Nous avons beaucoup apprécié la conférence de Nicolas Dufétel* sur la Dante Symphonie de Franz Liszt en prévision du concert de l'Orchestre de Paris qui s'est tenu le 14 novembre dernier à la Philharmonie de Paris. "Dante accompagna Liszt toute sa vie : dès les années 1830, il lui inspira une pièce de piano qui devint Après une lecture du Dante, d’après Victor Hugo, insérée dans la deuxième Année de pèlerinage (Italie). Au cours de ses tournées de virtuose, il voulut par la suite composer la Divine Comédie, en collaboration avec le poète Joseph Autran, pour orchestre, récitant et chœur. Cependant, il attendit d’être installé à Weimar pour finalement composer sa Dante-Symphonie entre 1855 et 1856. Wagner considérait cette œuvre, qui lui est dédiée, comme une « création aussi géniale que magistrale ». Selon lui, elle représentait « l’âme du poème de Dante dans sa transfiguration la plus pure » et, la musique se faisant exégèse, elle permettrait de comprendre le sens mystérieux du poème de Dante. On a par exemple souvent écrit que Liszt n’avait pas mis en musique le Paradis, puisque l’œuvre paraît être en deux mouvements : « Inferno » et « Purgatorio et Magnificat ». Cependant, la symphonie de Liszt, selon ses conceptions de la musique à programme, est comme une « vision » presque surnaturelle confiée au pouvoir de la musique. La conférence, illustrée par des documents inédits ou peu connus, se propose de revenir sur l’histoire, les mystères et le sens philosophique et religieux de cette œuvre unique, « un des actes les plus étonnants de la musique » selon Wagner". *Nicolas DUFETEL est chargé de recherche au CNRS (IReMus/Institut de recherche en musicologie, Paris). Ancien Fellow de la Houghton Library (Harvard, 2009) et postdoc à la BnF et à la Hochschule für Musik Franz Liszt de Weimar (Institut für Musikwissenschaft /Humboldt Stiftung), il enseigne à l’Université catholique de l’Ouest (Angers). Ses travaux portent sur Liszt, le XIXe siècle et l’histoire de la musique au Levant. Auteur d’une thèse sur la musique religieuse de Liszt, il a notamment publié l’édition critique du livre de ce dernier sur Wagner, Trois opéras de Richard Wagner (2013), Tout le ciel en musique. Pensées intempestives de Liszt (2016) et la Correspondance entre Liszt et Carl Alexander, grand-duc de Saxe-Weimar (2018). La Dante Symphonie : Dossier de la Philharmonie de Paris Cliquez ici ...et aussi "Dante nous hante" les chemins de la philosophie (diffusé le 23/10 sur France Culture) Cliquez ici La Dante Symphonie : Dossier de la Philharmonie de Paris Cliquez ici ...et aussi "Dante nous hante" les chemins de la philosophie (diffusé le 23/10 sur France Culture) Cliquez ici La Dante Symphonie : Dossier de la Philharmonie de Paris Cliquez ici ...et aussi "Dante nous hante" les chemins de la philosophie (diffusé le 23/10 sur France Culture) Cliquez ici la Barque de Dante ou Dante et Virgile aux enfers, par Eugène Delacroix - Musée du Louvre La vision de l’Enfer, par Gustave Doré © Metropolitan Museum « Ce que j’aime en Wagner, c’est Liszt » C’est ainsi que s’exprime le compositeur Philippe Hersant cité dans un livre contradictoire mais réjouissant, L’anti Wagner sans peine de Pierre René Serna qualifié « d’impertinent et salutaire, coup de pied dans la fourmilière des pèlerins de Bayreuth » par la critique. Serna dénonce dans l’une des rubriques « Emprunts » ceux de Wagner à ses devanciers ou contemporains tels que Mozart, Beethoven, Meyerbeer, Mendelssohn, Berlioz et Liszt. Pour continuer dans le sens de l’emprunt, mentionnons une intéressante conférence donnée dans le cadre du Cercle Wagner de Lyon par Christophe Looten : « Ce que nous apprend le journal de Cosima Wagner » : Le 25 janvier 1875 Richard et Cosima viennent de recevoir un oratorio de Liszt Les Cloches de la cathédrale de Strasbourg qui les déconcerte, il ne leur plait pas plus que ne leur ont plu les poèmes symphoniques de Liszt. Et pourtant à bien écouter le début de l’Excelsior de l’oratorio, on retrouve le thème du Saint Graal que Wagner développera pendant cinq heures dans Parsifal (1877-1882). Le 27 avril 1878, Cosima après avoir évoqué l’indicible modestie de son père cite Wagner qui reconnait avoir volé bien des choses chez Liszt. Un peu plus tard Wagner dira « tout est noble, princier, grandeur en lui ». Wagner admire l’homme mais moins le compositeur et C Looten nous fait sentir à la lecture du journal le complexe d’infériorité, voire la jalousie de Wagner à l’encontre de son beau-père. Si vous n’avez pas le temps d’écouter l’intégralité de la conférence, ce qui serait dommage, allez de la minute 49 à la 58 qui vous permettront une comparaison auditive des deux œuvres avec le commentaire du très pro-wagnérien C. Looten ne pouvant que magnifier la composition de Wagner. cliquez ici pour l’accès à la conférence de C. Looten Qu’en pensait le premier intéressé ? Franz Liszt a toujours été un admirateur indéfectible de l’œuvre de Wagner. Nicolas Dufetel en témoigne dans son livre original Tout le ciel en musique (1) dans lequel il cite les « pensées intempestives » de Franz Liszt : « Si j’avais un livre à faire sur Wagner, je prendrais volontiers pour épigraphe ce mot de Victor Hugo au sujet de Shakespeare : « j’admire tout-j ‘admire comme une brute ». « Il est des moments où je remercie Dieu de mon existence ; Wagner me les a fait ressentir plus intensément qu’aucun grand génie, ses confrères ». Prêt à tout pardonner à son gendre, Liszt, quand ses élèves lui faisant remarquer que Wagner l’avait encore copié, répondait que c’était flatteur d’être copié par un génie. (1) Tout le ciel en musique , pensées intempestives, Nicolas Dufetel, éditions Le Passeur 2016 Pour compléter vos connaissances musicales sur ces deux grands musiciens, lisez sur notre site la passionnante conférence « Liszt et Wagner » faite par le musicologue François Sabatier à l’église Saint- Eustache de Paris le 13 mai 2018 cliquez ici pour avoir accès à la conférence de François Sabatier Les Cloches de la cathédrale de Strasbourg Sardanapalo l'opéra en italien retrouvé de Franz Liszt Enfoui dans les archives de Weimar, dépoussièré par David Trippet, le premier acte a été monté à Weimar et joué les 19 et 20 août 2018. Franz Liszt en avait démarré la composition à Weimar en 1849 Voir dossier de présentation du site Forum Opéra.com Sardanapalo La mort de Sardanapale - Eugène Delacroix 1827 Musée du Louvre Pour ce qui est de la précocité de Franz Liszt en matière musicale, écoutez sur YouTube l'ouverture de "Don Sanche", opéra qu'il a composé à l'âge de 13 ans. https://youtu.be/qMaBhgVKgwE "Les Années de Pèlerinage" Ce cycle se compose de trois années : la première évoque la Suisse, les deux autres l'Italie. Toutes les pièces sont d'une grande profondeur poétique, et souvent d'inspiration littéraire, en particulier par des références explicites à Pétrarque, Schiller, Byron ou Dante. Le 2 mai 1832, Liszt écrivait dans une lettre à un de ses premiers élèves, P. Wolf : « Voici quinze jours que mon esprit et mes doigts travaillent comme deux damnés : la Bible, Platon, Locke, Byron, Hugo, Lamartine, Chateaubriand, Beethoven, Bach, Hummel, Mozart, Weber sont tout à l'entour de moi ; je les étudie, je les médite, les dévore avec fureur. »1 C'est dans cet état d'esprit de fièvre intellectuelle et artistique qu'il écrit le cycle des Années de pèlerinage. Au moment de sa rencontre passionnelle avec Marie d'Agoult en 1833, le compositeur est donc déjà plongé dans cette quête intellectuelle qui « contient en germe toutes les dispositions psychiques qui vont orienter Liszt vers la recherche de l'absolu, par les moyens des amours humaines, de l'art et de la religion. C'est à la lumière de ces aspirations multiples que s'élaborent les premières pièces des Années de pèlerinage dont les différentes étapes conduisant à la version définitive s'échelonneront presque jusqu'à la fin de sa vie. ». Liszt et Marie d'Agoult s'étaient rencontrés lors d'un concert dans un salon de la noblesse parisienne. La comtesse a alors vingt-huit ans, l'artiste six ans de moins. Malgré leur différente position sociale, ils éprouvent aussitôt une violente passion réciproque. Pour lui, elle quitte son mari, le riche comte Charles Louis Constant d’Agoult, de quinze ans son aîné, en 1835. Ils fuient alors la France et arrivent à Genève le 21 août 1835 ; Liszt y dirige la classe de piano du Conservatoire et se produit en artiste international. Au cours de ses excursions comme au hasard de ses lectures, le compositeur confie alors au piano ses impressions ; ainsi naissent 19 pièces destinées aux trois cahiers de l'Album d'un voyageur (1836) dans des pays « consacrés par l'histoire et par la poésie ». Après un tri sévère, certaines d'entre elles sont constitutives des Années de pèlerinage*. * source Wikipédia Senancour (1770-1846) la gloire auprès des romantiques Il fut élevé à Paris, puis chez un curé de campagne près d'Ermenonville , à Fontaine Chaâlis, où il se prit de passion pour Rousseau . Mélancolique et solitaire, il souffrit au collège des sarcasmes de ses camarades. Il s'enfuit le 14 août 1789, pour éviter le séminaire auquel son père le destinait, ce qui lui valut de figurer sur la liste des émigrés . Il s'installa en Suisse, fit un mariage malheureux, vit sa santé décliner. Il revint en 1795 à Paris, où il venait de publier un récit, Aldomen, ou le Bonheur dans l'obscurité. En 1799, il publia ses Rêveries sur la nature primitive de l'homme, où alternent contemplation des paysages de montagne, expression de la mélancolie, désir de changer la société. Oberman (1804) est le roman qui lui vaudra la gloire auprès des romantiques. Son amertume s'exprime à travers le journal intime d'un héros malheureux, dévoré d'ennui, de doutes et d'inquiétudes. Rêveries et descriptions de la nature y tiennent une grande place. Sainte-Beuve puis George Sand louèrent ce roman, passé presque inaperçu du vivant de son auteur, malgré l'attention que lui porta Charles Nodier . Liszt a intitulé Vallée d'Oberman l'une des pages des années de pèlerinage (la Suisse), où il a fait figurer une citation de l'œuvre de Senancour « Que veux-je? Que suis-je? Que demander à la nature ? » (Source Wikipédia) Les conférences des Lisztomanias international "Bohémianiser la langue : Liszt écrivain" A propos de "Des Bohémiens et de leur Musique en Hongrie" de Franz Liszt Conférencier : Sarga Moussa Directeur de recherche au CNRS A partir de l’ouvrage Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie (1859), Sarga Moussa montrera que, contrairement à une idée répandue, Liszt avait une connaissance étendue de la langue française et cela même si c’était sa seconde langue (après l’allemand) et si la princesse Sayn-Wittgenstein, avec qui il vivait à Weimar, a contribué à la rédaction des ouvrages publiés par lui. Par l’emploi tout à fait conscient de mots d’origine étrangère, d’un vocabulaire spécialisé, ou encore de termes anciens, Liszt travaille la langue française de l’intérieur et fait preuve d’une créativité qui se manifeste également par une sensibilité particulière aux rythmes et aux sonorités. La langue française de Liszt est une langue métissée, « bohémianisée » : elle est, comme sa musique, d’une étonnante modernité. Sarga Moussa est directeur de recherche au CNRS, Centre National de la Recherche Scientifique, à Paris, Directeur-adjoint de l’UMR THALIM (CNRS-Université Sorbonne Nouvelle-ENS). Spécialiste de l’orientalisme littéraire et du récit de voyage en Orient, en particulier aux xixe et xxe siècles, il s’intéresse plus largement à la représentation des altérités culturelles dans la littérature française, à la question de l’esclavage, à la notion de cosmopolitisme, et aux études post-coloniales. En savoir plus Cliquez ici 2020 l'année Beethoven, Beethoven inspirateur de la période romantique En 1840 Franz Liszt est en pleine période de gloire, la « star » européenne constitue une vitrine de choix pour le facteur de pianos Conrad Graff (Vienne) qui passe commande au peintre autrichien Joseph Danhauser d’une représentation du compositeur environné d’une société idéale de musiciens, d’hommes de femmes de lettres et d’artistes animés par la passion de la musique romantique. Etienne Pivert de Senancour Sarga Moussa Pour agrandir l'image Cliquez ici. On y trouve Paganini, Rossini, Victor Hugo, Alexandre Dumas, George Sand, Marie d’Agoult et Byron le portrait au milieu de l'image. Tous sont dans une posture d’adoration du Maître, Liszt "le passeur" en communion avec le buste de Beethoven. Les partitions négligemment posées sur le pupitre laissent apparaître « Marcia funebre sulla morte d’un Eroe », le troisième mouvement de la Sonate pour piano n°12 opus 26 jouée lors de ses funérailles en 1827. Démarche symbolique, Liszt ne regarde pas la partition mais plonge son regard dans « les yeux vides de l’illustre compositeur » qu’il admirait profondément et dont il était un des plus grands interprètes. Pour en savoir plus ce ce tableau voyez la synthèse de Christophe Corbier Cliquez ici... Il avait activement participé, grâce aux nombreux concerts donnés en son hommage, à l’édification de la statue de Beethoven sur la Münsterplaz à Bonn que les membres des Lisztomanias international auront l’occasion de visiter lors de la croisière sur le Rhin qui se déroulera en septembre 2021. Soirée magique à la Roque d'Anthéron Un de nos contributeurs mélomane, Marc Lannuzel, a réussi à nous faire entrer dans la magie d'un récital lisztien donné par Bertrand Chamayou à la Roque d'Anthéron cet été. "En cette belle soirée du 10 août, alors que le crépuscule n'était pas encore là, nous remontions l'allée bordée de grands arbres du Château de Florans , hâtant nos pas vers l'auditorium de La Roque d'Anthéron où Bertrand Chamayou devait donner son récital. Fébriles oui nous l'étions tant la crise sanitaire nous avait privés de festivals et de concerts depuis le printemps. Pourtant dans la douce brise embaumée de Provence, aucune attente, aucune exigence. Seuls un apaisement et un abandon de tous les sens en prélude au romantisme lisztien que nous allions goûter. Le "Sposalizio " tout d'abord avec lequel Bertrand Chamayou nous fait entrer dans la rêverie que l'écho visuel des grands arbres entourant l'auditorium à ciel ouvert et le vol de grands oiseaux ne font que magnifier. Puis clin d'œil à l'époux de Cosima dans un "Parsifal " arrangé pour le piano et qui nous plonge alors dans une quasi extase de communion ! Légèreté estivale et élégiaque ensuite avec "Les Jeux d'Eau de la Villa d'Este ". Avec "La Lugubre Gondole ", la nuit était déjà là et avec elle un lent périple de mélancolie et de langueur suave où scintillent encore mes souvenirs vénitiens. D'autres pièces enfin, témoins irréfutables de la fascination (amour ?) de Liszt pour l'Italie dans ces "Années de Pélerinage " italiennes. La surprise vient après le concert, quand un Bertrand Chamayou très ému de pouvoir rejouer en public nous offre pas moins de sept bis ! Ravel, Saint Saëns, Debussy (dont "Clair de Lune" très à propos ce soir là à la Roque d'Anthéron). L'extase musicale du public, la communion entre ce public et le musicien, la générosité pure de Bertrand Chamayou, feront de ce récital du 10 août un grand moment de lumière dans une année noire. " Bertrand Chamayou, un grand lisztien Site Internet Cliquez ici Les Sept rappels de Bertrand Chamayou à la Roque d'Anthéron août 2020 - Vidéo de Paul Regnier Cliquez ici Récital autour de Liszt et Beethoven Nicolas Stavy à la BNF il s'agit d'un récital en ligne qui a eu lieu le 3 décembre 2020 à la BNF. Au cœur de ce récital de piano, bâti autour de l’anniversaire de Beethoven et de ses œuvres conservées dans les collections de la Bibliothèque Nationale de France , Nicolas Stavy interprète l’Appassionata , Trois pièces de Liszt , grand admirateur du maître allemand, sont également au programme : Après une lecture du Dante , immense fresque romantique et Du berceau jusqu’à la tombe , une pièce rarement jouée dont la BnF détient la première version et la Consolation n°3 . Pour revoir ce concert du 3 décembre sur internet Cliquez ici Site internet et actualité de Nicolas Stavy Cliquez ici Nicolas Stavy www. lisztiens.com Contact : reminiscences.liszt@gmail.com - Mob: +33 6 51 24 50 77 Mentions légales

  • Etudes d'après Paganini | Lola

    Les études d'après Paganini Il compose alors une œuvre dont le titre en dit long : Grande Fantaisie de bravoure sur la Clochette de Paganini, une de ces œuvres qu’il devait être le seul à pouvoir jouer. Quelque temps après, il continuera sur cette lancée en composant Six Études d’exécution transcendantes d’après Paganini, dans lesquelles il reproduit, au piano, les effets de Paganini au violon. Devant les immenses difficultés de ces pièces, il les remaniera plus tard, en une version définitive, pas forcément plus facile mais moins compliquée, sous le titre de Grandes Études de Paganini. Il aura d’ailleurs plusieurs fois l’occasion de remettre sur le métier ses propres œuvres. Voici l’une de ces études, parmi les plus connues, inspirée d’un caprice de Paganini, « La Chasse ». Grande Étude de Paganini n° 5, « La Chasse » Il ne faut pas se fier à son caractère léger et primesautier ; elle offre de sérieuses difficultés de dosage sonore. Il s’inspire en effet du jeu de Paganini en doubles cordes sur le violon, et oblige les deux mains à s’enchevêtrer. Et au début, il demande au piano d’imiter la flûte puis le cor, ce qui, compte tenu du fonctionnement du piano, est une gageure. Puis il fait entendre une ritournelle qui sonne comme une boîte à musique et qui alterne avec deux couplets ; on trouve dans le second des gestes hardis : des glissandos en double notes à exécuter d’une seule main, ce qui est très malcommode, puis des croisements de mains très acrobatiques qui s’inspirent du violon. Mais si au violon l’archet ne se déplace que de quelques centimètres, au piano la main le fait de plusieurs dizaines de centimètres.

  • Liszt préciosité langue française | Lola

    La précocité de Liszt et sa maîtrise de la langue française. Ses dons et sa précocité ne concernèrent pas que la musique mais se retrouvèrent dans bien d’autres domaines de sa personnalité, ainsi dans sa maîtrise de la langue française. Franz fut élevé dans un contexte germanophone, sa mère Anna et son père Adam ne parlaient qu' un allemand dénaturé (celui du Burgenland). Ce dernier échouant à l’apprentissage du hongrois, il ne l' inculqua donc pas à son fils. En outre au XIXe siècle, La Hongrie était sous domination autrichienne. Peut-être Liszt avait-il eu quelques notions de français avant d’arriver à Paris puisqu' en ce début du XIXe siècle toute l’Europe aristocratique et artistique était encore sous primauté linguistique française. A son arrivée à Paris en décembre 1823, il vient d' avoir 12 ans, et 4 mois plus tard, en mars 1824, il maîtrise déjà honorablement le français. Comme en témoigne cette lettre touchante écrite à Londres par le jeune Franz et citée dans le Liszt de Alan Walker tome I. " Monsieur, je vous serai infiniment obligée si vous voudrais bien vous donner la peine de venir me voir aujourd'hui à trois heures et quart ayant quelques morceaux de fini, et comme je désire de les faire graver je m' adresse à vous en vous priant de bien vouloir les entendre pour que vous n' achetez pas le chat dans le sac,…" Entre cette lettre et celle inédite ci-dessous datée du 1er juin 1826 concernant un concert qu’il a donné à Lyon et dont nous pouvons vous offrir la primeur sur ce site grâce à Stéphane Monier qui en a fait l' acquisition, il ne s' est écoulé que 2 ans. Années bien remplies, avec des tournées en Angleterre et en Suisse ainsi qu' une activité musicale importante en concerts et en compositions, son opéra "Don Sanche" écrit à 13 ans produit à l'Académie Royale de Paris et la composition et publication de son Étude pour le piano en 12 exercices (48 initialement prévus) qui deviendront plus tard Les Études d' exécution transcendante. Liszt a ensuite vécu une douzaine d' années à Paris où il a pu s' imprégner de la culture française; il a toujours préféré s' exprimer en français qu' il maîtrisait mieux que la langue allemande comme le prouve la quantité d'œuvres, essais et prose écrits dans un excellent français. Rappelons néanmoins qu' il s'est toujours défini comme " magyar" et qu' il se sentait avant tout Hongrois , nationalité qu’il revendiquait pour ses trois enfants. Françoise Quédeville Marmey Lettre inédite du 1 juin 1826, Liszt à 14 ans (voir ci contre) Voir ci-dessous commentaire de Stéphane Monier que nous remercions pour son intéressante contribution. LETTRE INEDITE DE FRANZ LISZT ECRITE DANS SA QUINZIEME ANNEE En l’an 1826 le jeune Liszt effectua une tournée de concerts dans le sud de la France. Il se produisit en effet dans les villes de Bordeaux, Marseille et Lyon. Dans la « Cité des Gaules » Liszt se présenta trois fois en public : le mardi 23 mai, le mercredi 31 mai, puis, suite à l’insistance du Préfet, du Maire et du Lieutenant général, le mardi 13 juin, invariablement à 8 heures du soir dans l’ancienne salle de la bourse au Palais Saint-Pierre. Cette lettre, écrite le lendemain du deuxième concert, témoigne de la maturité du jeune Liszt et de sa maîtrise (déjà) de la langue française. Grâce à un article de Antoine Salles, conseiller municipal de Lyon, publié en 1911 pour le centenaire de la naissance de Liszt, nous en savons un peu sur l’organisation et la teneur de ces concerts. Des personnalités musicales de la ville telles que Mrs Baumann et Donjon, l’un premier violon, l’autre flûtiste à l’orchestre du Grand-Théâtre et Mlle Falleville qui quelques semaines plus tôt avait créé « la Dame blanche » (François Adrien Boieldieu) s’étaient mis à sa disposition pour l’encadrer et le seconder. Le prix des places était modeste, fixé à 3 francs. Le programme du 31 mai comprenait une étude de piano probablement extraite de la première mouture des futures Etudes d’exécution transcendante publiée chez Boisselot à Marseille en cette année 1826 sous le n° d’opus 6 - en fait 1- et dédiée à une jeune bossue Lydia Garella, son premier amour ! Figurait également un pot-pourri dans lequel s’enchaînaient des motifs du chœur des Montagnards écossais de la Dame blanche, un air des Noces de Figaro et divers autres morceaux connus. Enfin, une ouverture, celle de Don Sanche, jouée auparavant le 20 juin 1825 à Manchester. Lors de ce concert, Donjon exécuta des variations sur la flûte et Mlle Falleville chanta un air des Folies amoureuses. Le terme de "brioche" indique une bévue ou une bourde provenant de l'argot du XIXème. Il désignait une amande que les musiciens fautifs de l'orchestre de l'Opéra de Paris devaient payer et qui permettait d'acheter une brioche. Il faut remarquer aussi l’ardent et précoce désir du jeune Liszt de s’imprégner de la culture française. Le destinataire de la lettre « Mon cher Monsieur Fouquet » n’a pas été identifié. Stéphane Monier P our un texte agrandi cliquer ici Retour à Liszt écrivain Cliquer ici

  • Cercle Wagner Paris | Lola

    Le Cercle National Richard Wagner - Paris Le Cercle National Richard Wagner (CNRW), fondé en 1965 est avant tout un lieu de rencontres pour les amateurs de l’art wagnérien, pour tous ceux qui désirent découvrir ou approfondir l’œuvre et la vie de Richard Wagner, mais aussi son temps et ses contemporains, et au-delà pour tous ceux enfin, qui aiment l’art lyrique et la musique. Pour en savoir plus sur le Cercle National Richard Wagner Paris Cliquer ici Le Cercle compte environ 200 membres dont 30% sont hors de la région parisienne. Pour faire connaissance avec les membres du Comité Directeur, il suffit de cliquer ici . Tous les ans, le Cercle permet à un jeune étudiant « boursier » (musicien, artiste-interprète, metteur en scène, etc.) de participer au Festival de Bayreuth grâce à la Fondation Richard Wagner. Réunions mensuelles Le Cercle organise un cycle de conférences – une par mois, de septembre à juin – dont les sujets se rapportent de près ou de loin à Richard Wagner et à son œuvre . Toutes les conférences sont illustrées de musique, et parfois de projections (diapositives, vidéo, etc.). Le Cercle organise, environ une fois par an, une projection d’opéra en vidéo sur grand écran. Ces réunions ont lieu à l’Hôtel Bedford , 17 rue de l’Arcade à Paris 8e : – le lundi soir à 20h00, en septembre, avril, mai et juin ; – le dimanche après-midi à 15h15, d’octobre à mars inclus. Location de spectacles Le Cercle offre à ses adhérents la possibilité d’obtenir des billets pour certaines manifestations wagnériennes importantes (spectacles, concerts, expositions, etc.) à Paris ou en province, et parfois même à l’étranger. Cercle international Richard Wagner L’Association internationale des Cercles Richard Wagner, à laquelle est affilié notre Cercle, et qui a son siège à Bayreuth, regroupe les associations Richard Wagner du monde entier. Chaque année, au mois de mai, un congrès annuel est organisé dans une ville différente, et rassemble, durant quelques jours, les wagnériens venus du monde entier. Notre Cercle a déjà organisé deux fois ce congrès, en 1974 et 1985. Les adhérents (et leurs proches) qui le souhaitent, peuvent se rendre à ce congrès, et forment ainsi la délégation du Cercle de Paris. Celle-ci est toujours importante. Notre Cercle est jumelé avec celui de Cologne , sous l’égide du cercle international et le parrainage du chef d’orchestre James Conlon, membre d’honneur de nos deux Cercles. Ce rapprochement permet à nos adhérents respectifs de se rencontrer occasionnellement, tant à Paris qu’à Cologne, pour assister à des événements artistiques importants. Site internet : www.richard-wagner.org Festival de Bayreuth Nos adhérents ont la possibilité d’adresser leurs commandes de billets au « Kartenbüro » du Festival, en se recommandant du Cercle. Chaque année, vers le mois d’avril, des instructions leur sont données sur la marche à suivre pour obtenir le programme du Festival de l’année suivante. Il est aussi possible de s’inscrire par internet. >> Site internet : www.bayreuther-festspiele.de En outre, grâce à l’Association internationale des Cercles Richard Wagner , un contingent de places est réservé pour les différents Cercles mondiaux, dont le nôtre (à titre d’exemple, 29 places nous ont été attribuées en 2018). C’est, pour nos adhérents, une autre possibilité d’obtenir des places pour ce Festival. Publications En plus de ces activités, le Cercle envoie à chaque adhérent la revue réalisée par le Cercle belge francophone Richard Wagner de Bruxelles. Cette publication contient des articles de fond sur la vie et l’œuvre de Richard Wagner, des critiques de spectacles et de concerts, des chroniques discographiques et littéraires. Le Cercle donne, par ailleurs, diverses informations à ses adhérents par sa circulaire de liaison, trimestrielle, La lettre du Cygne. Il les informe ainsi du cycle des conférences, des propositions de location de spectacles et leur fournit tous les renseignements pratiques et utiles sur la vie de l’association. Enfin, le Cercle dispose d’un site internet, et permet, à ceux qui disposent d’un accès, d’être informés sur ses activités. Adhésions La cotisation couvre la période du 1er septembre de l’année en cours au 31 août de l’année suivante, et comprend les envois de la revue du Cercle belge francophone Richard Wagner et de La Lettre du Cygne. Si nos différentes activités vous séduisent, alors vous pouvez devenir membre du Cercle National Richard Wagner de Paris ! Il vous suffit, pour cela, de nous adresser le bulletin d’adhésion dûment rempli et accompagné de votre règlement. Vous recevrez, par retour, votre carte d’adhérent, ainsi que la dernière circulaire en cours, et vous pourrez participer aux activités de la saison. À bientôt peut-être le plaisir de vous accueillir au sein de notre Cercle !

  • Concours | Lola

    Les concours Franz Liszt dans le monde À la découverte des interprètes lisztiens de demain La musique pour piano de Franz Liszt demeure, près d'un siècle et demi après sa mort, l'un des grands défis proposés aux pianistes. Mais jouer Liszt ne consiste pas seulement à faire preuve de virtuosité. Derrière les difficultés techniques parfois redoutables se trouvent une extraordinaire diversité de styles, une connaissance profonde de la littérature et des arts, une recherche permanente de nouvelles sonorités et une conception presque orchestrale du piano. Il n'est donc pas étonnant que plusieurs concours internationaux aient choisi Franz Liszt comme figure tutélaire. Certains comptent aujourd'hui parmi les rendez-vous importants de la vie pianistique internationale. D'autres s'adressent aux jeunes interprètes ou privilégient de nouvelles formes de sélection, notamment en ligne. Cette page ne cherche pas à recenser tous les concours de piano dans lesquels une œuvre de Liszt peut être jouée. Elle privilégie les manifestations où Franz Liszt et son œuvre occupent une place centrale et clairement revendiquée. LES GRANDS CONCOURS INTERNATIONAUX Utrecht — International Franz Liszt Piano Competition Créé en 1986, le Concours international Franz Liszt d'Utrecht est devenu l'un des concours les plus importants entièrement consacrés à Liszt. Organisé aux Pays-Bas, il ne se limite plus à la seule compétition : il accompagne également les jeunes pianistes dans le développement de leur carrière et organise concerts, tournées et rencontres. Le concours permet d'entendre différentes générations de pianistes se confronter à l'immense diversité du répertoire lisztien : œuvres originales, transcriptions, paraphrases et grandes pages de virtuosité. Pour découvrir Liszt Utrecht : Cliquer ici Pécs — Franz Liszt International Piano Competition La Hongrie occupe naturellement une place particulière dans le monde des concours lisztiens. L'histoire du Franz Liszt International Piano Competition remonte à 1933. La première édition fut organisée sous la direction d'Ernő Dohnányi et remportée par une jeune pianiste appelée à devenir l'une des grandes interprètes du XXᵉ siècle : Annie Fischer. Le concours perpétue aujourd'hui cette tradition sous l'égide de Filharmonia Hungary. L'édition 2026 se déroule à Pécs et propose un programme presque entièrement consacré à Liszt : études, transcriptions, paraphrases, Années de pèlerinage, Rhapsodies hongroises, Sonate en si mineur et œuvres concertantes. La finale avec orchestre permet notamment aux candidats de choisir entre les deux Concertos pour piano et Totentanz. Pour découvrir le Franz Liszt International Piano Competition : Cliquer ici Weimar — Bayreuth — International Franz Liszt Piano Competition Peu de concours peuvent revendiquer une géographie aussi symbolique. Weimar, où Liszt fut maître de chapelle et l'un des principaux animateurs de la vie musicale européenne, et Bayreuth, où il mourut en 1886, sont associées dans l'organisation de l'International Franz Liszt Piano Competition Weimar-Bayreuth. Organisé par la Hochschule für Musik Franz Liszt Weimar en coopération avec la ville de Bayreuth, le concours est considéré par ses organisateurs comme l'un des grands concours internationaux centrés sur l'œuvre de Franz Liszt. Les épreuves se déroulent entre les deux villes, reliant ainsi symboliquement deux lieux majeurs de la vie du compositeur. Pour découvrir le Concours Franz Liszt Weimar Bayreuth : Cliquer ici Parme — Concours international Franz Liszt — Prix Mario Zanfi L'Italie possède elle aussi un important concours entièrement consacré à Liszt. Le Concorso Pianistico Internazionale “Franz Liszt” — Premio Mario Zanfi est organisé par le Conservatoire Arrigo Boito de Parme. Créé à l'initiative du pianiste Mario Zanfi, grand interprète de Liszt, le concours a pour particularité de n'accepter que des œuvres composées, transcrites ou arrangées par Franz Liszt. La douzième édition se déroule en 2026. Après les éliminatoires et la demi-finale, les finalistes se produisent avec l'Orchestre du Conservatoire dans l'Auditorium Paganini. Pour découvrir le Concours international Franz Liszt — Prix Mario Zanfi : Cliquer ici Londres — Liszt Society International Piano Competition La Liszt Society britannique organise à Londres son propre concours international de piano. Ouvert aux pianistes de toutes nationalités et de tous âges, il demande aux candidats de présenter un programme entièrement consacré aux œuvres de Liszt : compositions originales, transcriptions, fantaisies ou paraphrases. Le jury accorde également une attention particulière à l'imagination dans le choix et la construction du programme. Le lauréat est ensuite invité à se produire lors de l'Annual Day de la Liszt Society. Pour découvrir le Liszt Society International Piano Competition : Cliquer ici → Voir également sur notre site : Sociétés et associations lisztiennes Cliquez ici Los Angeles — International Liszt Competition Les États-Unis entretiennent depuis longtemps une importante tradition lisztienne. Le Los Angeles International Liszt Competition est organisé depuis 1990. Sa dix-neuvième édition biennale se déroule en novembre 2026 à Azusa Pacific University, en Californie. Sa particularité est remarquable : il s'adresse non seulement aux pianistes, mais également aux chanteurs, rappelant ainsi l'importance du répertoire vocal de Liszt, souvent moins connu du grand public. Plusieurs catégories permettent également à des interprètes d'âges et de niveaux différents de participer. Certains prix ouvrent sur des concerts à Budapest et à New York, créant ainsi des passerelles entre les jeunes interprètes et les grandes institutions lisztiennes internationales. Pour découvrir le Los Angeles International Liszt Competition : Cliquer ici https://www.lalisztcompetition.com/ Senlis — Concours Georges Cziffra Impossible d'évoquer les concours liés à l'univers lisztien sans rappeler l'aventure du Concours Georges Cziffra. Georges Cziffra fut l'un des interprètes les plus spectaculaires et les plus personnels de Franz Liszt au XXᵉ siècle. Virtuose hors norme, il consacra également une part importante de son énergie à aider de jeunes artistes. À Senlis, autour de la Chapelle royale Saint-Frambourg et de la Fondation qui porte son nom, le Concours Georges Cziffra a permis pendant plusieurs décennies de découvrir et soutenir de nombreux jeunes interprètes. La finale du 47ᵉ Concours Georges Cziffra s'est encore tenue à Senlis en 2017 dans le cadre du Festival SenLiszt. Le concours est aujourd'hui appelé à connaître une nouvelle étape de son histoire. Son retour permettrait de renouer avec l'une des grandes intuitions de Georges Cziffra : mettre sa propre notoriété au service de ceux qui commencent leur carrière. Pour découvrir le Concours Cziffra la Fondation Georges Cziffra : Cliquer ici LES JEUNES INTERPRÈTES Chine — Liszt International Youth Piano Competition La présence de Liszt en Asie témoigne de l'extraordinaire internationalisation de son héritage pianistique. Le Liszt International Youth Piano Competition — China s'adresse particulièrement aux jeunes pianistes et organise différentes catégories selon leur âge. Il participe également aux échanges musicaux entre la Chine et l'Europe et entretient des liens avec le monde lisztien international. Pour découvrir le Liszt International Youth Piano Competition : Cliquer ici Turquie - Concours international de piano à Istanbul Franz Liszt a fait un séjour de cinq semaines à Constantinople en 1847, placé dans le contexte général de l’Orientalisme au XIXe siècle, illustré par les artistes et les écrivains, connus ou inconnus, que Liszt a fréquentés. Ainsi les Saint-Simoniens, Lamartine, Delacroix, Ingres, Gérôme, etc. sont évoqués à travers des manuscrits, partitions, livres, tableaux, gravures, portraits et divers objets qui lui ont appartenu (par exemple le diplôme de l’Ordre du Nishan Iftikhar que le Sultan Abdulmecit lui a décerné et la tabatière en argent, ornée de perles et de diamants, qu’il lui a offerte après ses concerts au Palais de Tcheregan) Les Lisztomanias de Châteauroux en partenariat avec le Lycée Français ND de Sion Fransiz Lisesi ont organisé le Concours international de piano d'Istanbul Plus de détails sur cette initiative Cliquez ici LES NOUVELLES FORMES DE CONCOURS Le développement du numérique a également fait apparaître des concours entièrement organisés à distance. Des pianistes situés dans des pays très éloignés peuvent désormais participer en envoyant leurs enregistrements vidéo, sans avoir à supporter immédiatement les frais importants d'un voyage international. Plusieurs compétitions utilisant le nom de Franz Liszt fonctionnent aujourd'hui selon ce principe. Nous avons choisi de les distinguer des grands concours internationaux organisés devant jury et public, tout en les signalant comme une nouvelle forme de diffusion de l'héritage lisztien. Liszt International Piano Competition Online Ce concours entièrement en ligne est ouvert aux pianistes de différents âges ainsi qu'aux duos de piano. Pour découvrir le concours : Cliquer ici https://liszt-competition.com/ Franz Liszt Center International Piano Competition Également organisé en ligne, ce concours international propose plusieurs catégories d'âge et s'adresse notamment aux jeunes pianistes. Pour découvrir le concours : Cliquer ici UN INVENTAIRE APPELÉ À ÉVOLUER Comme notre inventaire des festivals, cette liste est volontairement ouverte. Certains concours sont annuels, d'autres biennaux ou organisés à intervalles plus espacés. De nouvelles compétitions apparaissent tandis que d'autres connaissent des périodes d'interruption avant, parfois, de renaître. Nous mettrons donc progressivement cet inventaire à jour. Vous connaissez dans le monde un concours dans lequel Franz Liszt et son œuvre occupent une place centrale et qui ne figure pas encore ici ? N'hésitez pas à nous le signaler. Cliquez ici Retour à connaître Franz Liszt Cliquez ici

  • Engagement politique | Lola

    Franz Liszt, un politique de la conciliation Comme dans les autres domaines de son existence, Franz Liszt déroute les historiens par ses apparentes contradictions politiques. Comment le même homme peut-il passer du saint-simonisme au catholicisme ultramontain, soutenir la République en 1848 puis admirer Napoléon III, fréquenter les révolutionnaires tout en recherchant l'amitié des souverains ? Cette évolution est-elle celle d'un opportuniste ou, au contraire, celle d'un homme demeuré fidèle à quelques principes essentiels ? Une équation, encore une fois très lisztienne. On retiendra cependant que, même s'il ne cesse de changer d'interlocuteurs politiques, il ne change jamais de valeurs, quelles que soient les formes de gouvernement : la justice sociale, le refus de la violence, la paix, l'amélioration morale de l'humanité, le rôle civilisateur de l'art et la foi. Une rupture importante intervient toutefois en 1848, lors du Printemps des peuples et des révolutions européennes. Liszt a alors abandonné sa carrière de virtuose pour celle de compositeur, sous l'influence de sa nouvelle compagne, la princesse Carolyne von Sayn-Wittgenstein, catholique convaincue. Liszt révolutionnaire ? C'est en juillet 1830, « au son des canons des Trois Glorieuses » , comme l'écrit sa mère, que Liszt sort de sa période dépressive et renonce à son désir d'entrer dans les ordres après sa déception sentimentale avec Caroline de Saint-Cricq. Il éveille alors sa conscience politique et célèbre la destitution de Charles X. Il commence à composer une Symphonie révolutionnaire ; la révolte gronde dans sa tête. En 1832, Mme Boissier, mère d'une de ses élèves, écrit : « Liszt aurait remplacé la loi et l'ordre par la révolution et la lutte. » Influencé par les différents courants nés après les Trois Glorieuses, Liszt bascule d'un mysticisme catholique vers un certain anticléricalisme, avant de revenir plus tard à une foi beaucoup plus profonde. À vingt ans, il fréquente les salons où se propagent les idéaux du saint-simonisme. Il y rencontre des adeptes qui sont ou deviennent ses amis, parmi lesquels Berlioz, Heine ou Hiller, et adhère à ce courant qui prône davantage d'égalité et de justice entre les classes sociales, mais aussi entre les femmes et les hommes. À partir de 1833, il s'enthousiasme également pour Félicité Robert de Lamennais, prêtre catholique libéral et social, précurseur de la démocratie chrétienne, dont plusieurs idéaux rejoignent ceux du saint-simonisme. Liszt est fasciné par Lamenais , comme il est par Chateaubriand, Lamartine ou Sainte-Beuve. Liszt lui restera fidèle jusqu'à la fin de sa vie, même durant sa période catholique la plus orthodoxe. Enfin, entre 1841 et 1845, il effectue un passage par la franc-maçonnerie, attiré, là encore, par ses valeurs philanthropiques de partage et d'entraide ainsi que par sa conception humaniste de la vie. Il se révolte contre l'injustice et la misère du peuple qui, dans cette période d'industrialisation, l'émeuvent profondément. En 1837, il compose Lyon, inspiré par la détresse des ouvriers canuts. Lui, le roturier, dénonce la discrimination entre nobles et non-nobles, revenue en force avec la Restauration. Le mérite de la naissance doit être remplacé par celui du travail, de la valeur et du génie. Les artistes ne doivent plus être traités comme des subalternes, mais comme des passeurs entre le peuple et Dieu. C'est dans cet esprit qu'il publie De la situation des artistes et de leur condition dans la société. Pourtant, il continue de fréquenter les aristocrates du faubourg Saint-Germain, qui sont aussi ses employeurs. Une partie d'entre eux partage d'ailleurs ces idées, et l'une d'elles, la comtesse Marie d'Agoult, devient sa compagne. Jusqu'à son renversement en 1848, Liszt ne cesse de s'opposer à Louis-Philippe. Il soutient ensuite la Deuxième République. Ses amis Lamartine et George Sand participent alors au pouvoir, mais seulement pour quelques mois, puisque Louis Napoléon Bonaparte est élu président de la République après l'effondrement électoral de Lamartine. Liszt conservateur ? En 1847, la vie de Liszt change profondément. Lors d'une tournée en Ukraine, il rencontre la princesse Carolyne von Sayn-Wittgenstein, catholique affirmée mais progressiste. Il s'installe bientôt à Weimar, où il peut enfin se consacrer davantage à la composition et abandonner son métier de virtuose itinérant. Contrairement à certains de ses amis, comme George Sand, retirée à Nohant, ou Victor Hugo, qui choisit l'exil, Liszt affiche durablement son soutien, voire son admiration, pour Napoléon III qui, en 1852, transforme la République en Empire, bien avant que son gendre Émile Ollivier, époux de Blandine, ne devienne son dernier chef de gouvernement. À la mort de Napoléon III, il écrit à Carolyne : « Napoléon III mort. Cœur magnanime, intelligence universellement compréhensive, sagesse expérimentée, caractère doux et généreux — et destin néfaste ! C'est un César entravé, garrotté, mais animé d'un souffle du divin César, personnification idéale de l'Empire terrestre ! » Il conclut par cette célèbre repartie : « En 1861, Napoléon, dans une assez longue conversation, me disait : "Il me semble que parfois j'ai cent ans." Je lui répondis : "Vous êtes le siècle, Sire." » Ce soutien à Napoléon III, souvent interprété comme un revirement politique, est certes moins inspiré par l'autoritarisme du régime que par la conviction qu'un pouvoir stable pouvait apporter la paix, favoriser la culture et contribuer à l'amélioration sociale. À Weimar, Liszt accepte les contraintes de la cour et de sa fonction subalterne de Kapellmeister. Il les justifie par l'amitié qui le lie à Charles Alexandre, grand-duc de Saxe-Weimar-Eisenach. À l'égard de ce dernier, il adopte une attitude de monarchiste légitimiste. Il va jusqu'à écrire : « Personne au monde, les têtes couronnées exceptées, n'a le droit de me faire chercher comme on fait chercher un valet de place ! » Avait-il réellement le choix ? Sa fortune n'était plus assurée par son métier de virtuose d’ estrade tandis que les aristocrates de la cour de Weimar étaient devenus ses employeurs et constituaient une indispensable plateforme pour promouvoir ses projets artistiques. Liszt et le Printemps des peuples, cas de la Hongrie 1848 est aussi le Printemps des peuples, vaste mouvement révolutionnaire qui touche plusieurs pays d'Europe, dont la Hongrie, patrie que Liszt revendique comme la sienne. La Hongrie se soulève et proclame son indépendance en 1849. Mais cette révolution est immédiatement écrasée par l'Autriche. Liszt ne prend pas part au combat. Installé à Weimar, il est alors confronté à plusieurs difficultés familiales et ses proches ont des problèmes de santé. Contrairement à Wagner, qui participe activement au soulèvement de Dresde et doit ensuite s'exiler, Liszt ne s'associe pas à l'insurrection menée par Kossuth, dont il pressent les tragiques conséquences. Pacifiste, il préfère la voie défendue par Széchenyi, qui tente d'obtenir des Autrichiens une plus grande liberté par la négociation et des moyens légaux. Les massacres qui suivent l'écrasement de la révolution hongroise sont terribles. Liszt perd plusieurs amis auxquels il rend hommage dans son élégie Funérailles. Il participe ainsi au réveil national hongrois, mais en privilégiant la réforme pacifique plutôt que la révolution sanglante. Il demeure cependant loyal envers l'Empire d'Autriche et reste favorable à une forme de centralisme autrichien. Plus tard, en 1867, il compose la Messe hongroise du couronnement à l'occasion de l'instauration de la monarchie austro-hongroise, lorsque l'empereur François-Joseph devient également roi de Hongrie. Heinrich Heine ne manque pas de l'épingler avec férocité dans son poème Im Oktober 1849, en évoquant le sabre d'honneur que le gouvernement hongrois lui avait offert en 1843 : « Il est tombé, le dernier rempart de la Liberté, Et la Hongrie saigne à en mourir — Pourtant le chevalier Franz demeure indemne. Son sabre aussi : il dort dans la commode. » À partir des années 1860, Liszt s'installe à Rome et reçoit les ordres mineurs en 1865. Il se préoccupe désormais beaucoup moins de politique, même s'il continue, jusqu'à la fin de sa vie, à évoluer entre plusieurs pays traversés par de profonds bouleversements politiques. La musique religieuse, la foi et la pédagogie deviennent désormais ses principales préoccupations. Cela ne l'empêche pas, dans son abondante correspondance, de commenter les grands événements de cette fin de siècle. Conclusion Liszt ne fut jamais un homme de parti ; il fut un homme de principes. Il s'efforça de discerner, dans chaque régime, ce qui pouvait favoriser la paix, la justice et le progrès moral. Il put changer d'opinion sur les gouvernements, mais jamais sur les grandes valeurs qui guidèrent toute son existence. Homme de son temps, curieux de tout, il ne pouvait qu'être sensible aux grands courants politiques et philosophiques qui traversaient le XIXᵉ siècle. Même s'il ne rencontra jamais Karl Marx (1818-1883), il fut son contemporain. Héritier de la pensée saint-simonienne, il incarne une voie médiane, favorable au progrès, soucieuse du partage des richesses et d'une plus grande justice sociale. Cette position lui permit de conserver l'amitié de personnalités pourtant opposées sur le plan politique : Lamartine, qui s'était présenté contre Napoléon III ; Victor Hugo, qui préféra l'exil à une France gouvernée par celui qu'il considérait comme le fossoyeur de la République. Il aide et protège également Wagner, recherché après sa condamnation à l'exil pour sa participation active à l'insurrection de Dresde. En 1871, après l'invasion prussienne, il écrit : « Mes amis d'ici, des deux bords, se comportent le plus amicalement possible avec moi. » Ses évolutions vers des positions plus conservatrices ne l'empêchent jamais de demeurer, au plus profond de lui-même, un humaniste et un progressiste. Jusqu'à la fin de sa vie, il reste généreux, profondément sensible à la misère et à l'injustice, tout en continuant à fréquenter les têtes couronnées, qui sont aussi ses protecteurs et souvent ses employeurs. Liszt fut avant tout un homme de paix et de conciliation, qui n’aimait pas la violence : « J’aime tant la paix que je commettrais des bassesses pour la maintenir, si je ne savais que les bassesses la compromettent le plus. » Dans cette même logique de non violence, Liszt était aussi contre la peine de mort que préconisait Schopenhauer. Les révolutions sanglantes lui inspirent une profonde répugnance. Ainsi condamne-t-il à plusieurs reprises La Marseillaise : « Qu'est-ce que vient faire cet hymne assoiffé de sang au milieu d'une révolte sociale dont le principe de base est l'amour ? » Et encore : « On n'aurait jamais dû tolérer que, pendant cette révolution, les paroles : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons !..." fussent chantées ! » Dans le même esprit, on peut évoquer son indifférence aux frontières. Cosmopolite, profondément anti-nationaliste, il aurait sans doute été aujourd'hui un Européen convaincu : « Pour moi, comme pour Humboldt, le patriotisme n'est qu'une forme très relative et tronquée du sentiment. En tant qu'artiste, j'ai peu de goût pour les cocardes, qui prêtent très aisément au cocasse et n'ont que faire dans les régions que nous hantons. » Ou encore : « Quoi ! Patrie ! Il n'y a pas de patrie ; pour moi, elle est partout ! » Au fond, Liszt fut un politique au sens premier du terme : un homme de conciliation et de diplomatie. Diplomate, c’ était d'ailleurs un métier qu'il aurait volontiers exercé s'il n'était devenu musicien. Certains, comme Bettina von Arnim, allèrent jusqu'à le traiter de jésuite. En définitive, si Liszt paraît parfois versatile dans ses engagements, il n'est ni un révolutionnaire, ni un réactionnaire. Il incarne une troisième voie : celle de la culture, de la morale et de la foi, destinée à prévenir la violence des conflits, convaincu que la transformation du monde passe d'abord par l'élévation spirituelle et culturelle. Copyright FQM Sources, voir menu C onnaître Franz Liszt/bibliographie Et plus particulièrement : Moysan, Bruno, Liszt, virtuose subversif , Lyon, Symétrie, coll. « Perpetuum mobile » Editions Symétrie 2010 Karl Marx 1818-1883 photographié en 1875 Le 8 Juin 1867 l’Empereur François-Joseph est couronné « Roi Apostolique de Hongrie » Comte Istvan Széchenyi, 1791-1860 surnommé "le plus grand des hongrois" Emile Ollivier 1825-1913 Chef de gouvernement du second Empire Napoléon III, 1808- 1873 J.H Flandrin ,1861 Révolution de juillet "Les Trois Glorieuses" tableau d'Eugène Delacroix (1830). Retour vers l'engagement de Liszt Cliquez ici

  • Aimez-vous Liszt | Lola

    Aimez-vous Liszt ? Les témoignages d'hier et d'aujourd'hui Les témoignages des contemporains de Franz Liszt Dans cette rubrique vous aurez la possibilité de mieux connaître Franz Liszt à travers ses contemporains. Beaucoup l'ont admiré d'autres n'ont pas su percevoir son côté novateur, révolutionnaire. " Je reste très attaché au journal Le Temps. C'est le seul qui en 1866 des principaux journaux de Paris a loué ma Messe de Gran , qui à l'époque a été rejeté par mes plus proches amis - Berlioz- d'Ortigue, m'exhortant de continuer à charmer les salons avec mon activité de pianiste célèbre" . Franz Liszt à Olga Meyendorff en novembre 1879 Pour en savoir plus Cliquez ici Les témoignages d'artistes qui ont participé activement à la réhabilitation posthume de l'oeuvre de Franz Liszt Après sa mort, la réputation de Liszt en tant que compositeur connut un certain déclin, tandis que son image restait souvent réduite à celle du virtuose spectaculaire. Pourtant, des musiciens qui l’avaient connu et admiré, tel Camille Saint-Saëns, continuèrent à défendre son œuvre. Puis, au cours du XXᵉ siècle, de grands compositeurs et interprètes contribuèrent à une véritable réévaluation de son héritage. Ils mirent progressivement en lumière un Liszt visionnaire et novateur, dont les recherches dans les domaines de l’harmonie, de la forme, de l’écriture pianistique et de l’orchestration annonçaient certaines des grandes évolutions de la musique moderne. Béla Bartók fut l’un des défenseurs les plus importants de cette conception de Liszt. Il insista notamment sur la portée de ses innovations et sur l’influence considérable qu’elles exercèrent sur les générations de compositeurs qui lui succédèrent. Pour en savoir plus Cliquez ici Les témoignages des pianistes d'aujourd'hui inspirés par Franz Liszt À l’époque du compositeur, on disait que seul Liszt était capable de jouer ses propres œuvres. Il est d’ailleurs à noter que certains interprètes auxquels Liszt avait dédié une œuvre ne furent pas en mesure de la jouer. Depuis, la technique pianistique et son enseignement ont considérablement évolué, et tout jeune concertiste virtuose se doit d’inscrire Liszt à son répertoire. Cependant, certaines de ses œuvres exigent une telle souplesse et une telle virtuosité que des pianistes choisissent de les retirer progressivement de leurs programmes en fin de carrière. Pour en savoir plus Cliquez ici Les chefs d'orchestre prestigieux qui ont défendu et servi la musique de Liszt de son vivant jusqu'à aujourd'hui "Les œuvres de Liszt pour piano sont reconnues, mais ses œuvres symphoniques ne sont pas assez jouées, alors que Liszt est un compositeur de premier ordre, l’un des plus grands compositeurs de tous les temps, aussi important que Beethoven". Léonard Berstein Pour en savoir plus Cliquez ici Retour à la page d'accueil Cliquer ici

  • Iconographie | Lola

    Iconographie Morphing et algorithmes pour faire revivre Franz Liszt, saisissant ! Diane Kolin* , a réalisé plusieurs vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux et qui font appel aux technologies du morphing. Diane Kolin a aussi réalisé une vidéo similaire sur Beethoven. Regardez en cliquant ci-contre, vous vous retrouverez face à Franz Liszt sur la période qui court de 1858 à 1866 avec des regards et des sourires rien que pour vous . Commentaires sur une photographie peu connue de Franz Liszt réalisée en mai 1861 Enfin, Diane Kolin nous apporte un complément historique sur cette photographie, voir ci-contre, réalisée en mai 1861: "Celle-ci a été prise à Paris en mai 1861 par le sculpteur et photographe Salomon (Antoine Samuel Adam-Salomon ), qui avait son studio rue de La Rochefoucauld à Paris. La photo a probablement été prise dans ce studio. Quelques années plus tard, en 1865, Salomon a ouvert un second studio rue de la Faisanderie. La particularité de ce cliché : Salomon demandait à ses modèles de poser en drapé de velours, ce qui est bien le cas ici pour Liszt. Pour moi il y en a une autre : il n’existe pas (du moins je n’en ai pas trouvé) d’autres clichés pris par Salomon de Liszt, ce qui donne à cette photo un caractère unique". Autres montages sur Franz Liszt "animé" Par Diane Kolin - Liszt Animated Pictures - 1858 1866 Cliquez ici - Liszt Animated Pictures - 1866 1874 Cliquez ici - Liszt Animated Pictures - 1876 1886 Cliquez ici - Liszt Animated Portraits - 1824-1886 Cliquez ici *Dre Diane Kolin, chanteuse, musicologue, pedagogue Biographie Cliquez ici Diane Kolin, PhD Site internet Cliquez ici Founder and Director of ArtsAbly Autres lectures sur Liszt en images Bory, Robert, La Vie de Franz Liszt par l’image , Paris, Éditions des Horizons de France Paris 1936. Burger, Ernst, Franz Liszt. Chronique en images et en documents, Paris, Fayard, 1988. Liszt animé Copiright Diane Kolin Cliquez ici Retour vers connaître Liszt Cliquez ici

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