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Carillon de Franz Liszt et la musique minimaliste

Composé par Liszt en 1870 pour l'anniversaire de sa petite fille Daniela von Bulöw, l'Arbre de Noël est un ensemble de douze pièces, souvent inspirées de chants de Noël. La sixième intitulée Carillon rappelle par le rythme saccadé du carillon  la musique minimaliste de Philip Glass "Music with changing parts". Première minute à écouter pour comparaison. Cliquez à droite sur les deux morceaux.

Vos réactions, avez-vous d'autres exemples ?  Cliquez ici...

Pour prendre plaisir à cette oeuvre dans son intégralité écouter les interprétations de France Clidat et Leslie Howard 

"comprendre le sens mystérieux du poème de Dante" - La Dante Symphonie de Franz Liszt

Nous avons beaucoup apprécié la conférence de Nicolas Dufétel* sur la Dante Symphonie de Franz Liszt  en prévision du concert de l'Orchestre de Paris qui s'est tenu le 14 novembre dernier à la Philharmonie de Paris. 
"Dante accompagna Liszt toute sa vie : dès les années 1830, il lui inspira une pièce de piano qui devint Après une lecture du Dante, d’après Victor Hugo, insérée dans la deuxième Année de pèlerinage (Italie). Au cours de ses tournées de virtuose, il voulut par la suite composer la Divine Comédie, en collaboration avec le poète Joseph Autran, pour orchestre, récitant et chœur. Cependant, il attendit d’être installé à Weimar pour finalement composer sa Dante-Symphonie entre 1855 et 1856. Wagner considérait cette œuvre, qui lui est dédiée, comme une « création aussi géniale que magistrale ». Selon lui, elle représentait « l’âme du poème de Dante dans sa transfiguration la plus pure » et, la musique se faisant exégèse, elle permettrait de comprendre le sens mystérieux du poème de Dante. On a par exemple souvent écrit que Liszt n’avait pas mis en musique le Paradis, puisque l’œuvre paraît être en deux mouvements : « Inferno » et « Purgatorio et Magnificat ». Cependant, la symphonie de Liszt, selon ses conceptions de la musique à programme, est comme une « vision » presque surnaturelle confiée au pouvoir de la musique. La conférence, illustrée par des documents inédits ou peu connus, se propose de revenir sur l’histoire, les mystères et le sens philosophique et religieux de cette œuvre unique, « un des actes les plus étonnants de la musique » selon Wagner".

 *Nicolas DUFETEL est chargé de recherche au CNRS (IReMus/Institut de recherche en musicologie, Paris). Ancien Fellow de la Houghton Library (Harvard, 2009) et postdoc à la BnF et à la Hochschule für Musik Franz Liszt de Weimar (Institut für Musikwissenschaft /Humboldt Stiftung), il enseigne à l’Université catholique de l’Ouest (Angers). Ses travaux portent sur Liszt, le XIXe siècle et l’histoire de la musique au Levant. Auteur d’une thèse sur la musique religieuse de Liszt, il a notamment publié l’édition critique du livre de ce dernier sur Wagner, Trois opéras de Richard Wagner (2013), Tout le ciel en musique. Pensées intempestives de Liszt (2016) et la Correspondance entre Liszt et Carl Alexander, grand-duc de Saxe-Weimar (2018).

La Dante Symphonie : Dossier de la Philharmonie de Paris

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...et aussi "Dante nous hante" les chemins de la philosophie (diffusé le 23/10 sur France Culture)

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Quelle est la meilleure version de la sonate en si mineur ?

Sonate en SI Quelle est la meilleure version de la Sonate pour piano en si mineur de F.Liszt ? Pour le savoir il faut écouter en replay ou en podcast l' émission du 3 septembre 2017 animée par Jérémie Rousseau sur France Musique, La Tribune des critiques de disques. "autour d'une poignée de versions de chefs d'oeuvre du répertoire, trois critiques élisent à l'aveugle la version reine". Ils ont la dent dure et les classements sont parfois surprenants.

France Musique : La Tribune des critiques de disques

« Ce que j’aime en Wagner, c’est Liszt »

 

 C’est ainsi que s’exprime le compositeur Philippe Hersant cité dans un livre contradictoire mais réjouissant, L’anti Wagner sans peine de Pierre René Serna  qualifié « d’impertinent et salutaire, coup de pied dans la fourmilière des pèlerins de Bayreuth » par la critique. Serna dénonce dans l’une des rubriques « Emprunts » ceux de Wagner à ses devanciers ou contemporains tels que Mozart, Beethoven, Meyerbeer, Mendelssohn, Berlioz et Liszt.

Pour continuer dans le sens de l’emprunt, mentionnons une intéressante conférence donnée dans le cadre du Cercle Wagner de Lyon par Christophe Looten : « Ce que nous apprend le journal de Cosima Wagner » :

  • Le 25 janvier 1875 Richard et Cosima viennent de recevoir un oratorio de Liszt Les Cloches de la cathédrale de Strasbourg qui les déconcerte, il  ne leur plait pas plus que ne leur ont plu les poèmes symphoniques de Liszt. Et pourtant à bien écouter le début de l’Excelsior de l’oratorio, on retrouve le thème du Saint Graal que Wagner développera pendant cinq heures dans Parsifal (1877-1882). 

 

  • Le 27 avril 1878, Cosima après avoir évoqué l’indicible modestie de son père cite Wagner qui reconnait avoir volé bien des choses chez Liszt. Un peu plus tard Wagner dira « tout est noble, princier, grandeur en lui ». Wagner admire l’homme mais moins le compositeur et C Looten nous fait sentir à la lecture du journal le complexe d’infériorité, voire la jalousie de Wagner à l’encontre de son beau-père.

 Si vous n’avez pas le temps d’écouter l’intégralité de la conférence, ce qui serait dommage, allez de la minute 49 à la 58 qui vous permettront une comparaison auditive des deux œuvres avec le commentaire du très pro-wagnérien C. Looten ne pouvant que magnifier la composition de Wagner.

cliquez ici pour l’accès à la conférence de C. Looten

 

Qu’en pensait le premier intéressé ? Franz Liszt a toujours été un admirateur indéfectible de l’œuvre de Wagner. Nicolas Dufetel en témoigne dans son livre original Tout le ciel en musique (1) dans lequel il cite les « pensées intempestives » de Franz Liszt : « Si j’avais un livre à faire sur Wagner, je prendrais volontiers pour épigraphe ce mot de Victor Hugo au sujet de Shakespeare : « j’admire tout-j ‘admire comme une brute ». « Il est des moments où je remercie Dieu de mon existence ; Wagner me les a fait ressentir plus intensément qu’aucun grand génie, ses confrères ».

Prêt à tout pardonner à son gendre, Liszt, quand ses élèves lui faisant remarquer que Wagner l’avait encore copié, répondait que c’était flatteur d’être copié par un génie.

(1) Tout le ciel en musique, pensées intempestives, Nicolas Dufetel, éditions Le Passeur 2016

Pour compléter vos connaissances musicales sur ces deux grands musiciens, lisez sur notre site la passionnante conférence « Liszt et Wagner » faite par le musicologue François Sabatier à l’église Saint- Eustache de Paris le 13 mai 2018

cliquez ici pour avoir accès à la conférence de François Sabatier

Sardanapalo

l'opéra en italien retrouvé de Franz Liszt

Enfoui dans les archives de Weimar, dépoussièré par David Trippet, le premier acte a été monté à Weimar et joué les 19 et 20 août 2018. Franz Liszt en avait démarré la composition à Weimar en 1849

Voir dossier de présentation du site

Forum Opéra.com

Carillon extrait de l'Arbre de Noël de Franz Liszt

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Music with changing parts de Philip Glass

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la Barque de Dante ou Dante et Virgile aux enfers, par Eugène Delacroix - Musée du Louvre

La vision de l’Enfer, par Gustave Doré © Metropolitan Museum

Portail: Franz Liszt Wikipédia.org

Les Cloches de la cathédrale de Strasbourg

La mort de Sardanapale - Eugène Delacroix 1827 Musée du Louvre

"Les Années de Pèlerinage" Gilles Nicolas à la petite Malmaison

Ce cycle se compose de trois années : la première évoque la Suisse, les deux autres l'Italie. Toutes les pièces sont d'une grande profondeur poétique, et souvent d'inspiration littéraire, en particulier par des références explicites à Pétrarque, Schiller, Byron ou Dante. Le 2 mai 1832, Liszt écrivait dans une lettre à un de ses premiers élèves, P. Wolf : « Voici quinze jours que mon esprit et mes doigts travaillent comme deux damnés : la Bible, Platon, Locke, Byron, Hugo, Lamartine, Chateaubriand, Beethoven, Bach, Hummel, Mozart, Weber sont tout à l'entour de moi ; je les étudie, je les médite, les dévore avec fureur. »1 C'est dans cet état d'esprit de fièvre intellectuelle et artistique qu'il écrit le cycle des Années de pèlerinage.

Au moment de sa rencontre passionnelle avec Marie d'Agoult en 1833, le compositeur est donc déjà plongé dans cette quête intellectuelle qui « contient en germe toutes les dispositions psychiques qui vont orienter Liszt vers la recherche de l'absolu, par les moyens des amours humaines, de l'art et de la religion. C'est à la lumière de ces aspirations multiples que s'élaborent les premières pièces des Années de pèlerinage dont les différentes étapes conduisant à la version définitive s'échelonneront presque jusqu'à la fin de sa vie. ».

Liszt et Marie d'Agoult s'étaient rencontrés lors d'un concert dans un salon de la noblesse parisienne. La comtesse a alors vingt-huit ans, l'artiste six ans de moins. Malgré leur différente position sociale, ils éprouvent aussitôt une violente passion réciproque. Pour lui, elle quitte son mari, le riche comte Charles Louis Constant d’Agoult, de quinze ans son aîné, en 1835. Ils fuient alors la France et arrivent à Genève le 21 août 1835 ; Liszt y dirige la classe de piano du Conservatoire et se produit en artiste international. Au cours de ses excursions comme au hasard de ses lectures, le compositeur confie alors au piano ses impressions ; ainsi naissent 19 pièces destinées aux trois cahiers de l'Album d'un voyageur (1836) dans des pays « consacrés par l'histoire et par la poésie ». Après un tri sévère, certaines d'entre elles sont constitutives des Années de pèlerinage*.

 

Gilles Nicolas, pianiste talentueux, a interprété le 21 juillet dernier  des œuvres extraites des « Années de Pèlerinage ». Directeur musical du Théâtre du Ranelagh, il est toujours à la recherche de programmes originaux pour communiquer sa passion au public.

La Petite Malmaison  était un pavillon de réception attenant à une vaste serre chaude où l’Impératrice Joséphine assouvissait sa passion des plantes exotiques. Ce pavillon est resté dans son jus parfaitement adapté au répertoire musical romantique que vous entendrez.

Le Château de la Petite Malmaison a été déclaré début juillet grand gagnant du Loto organisé par la Fondation du Patrimoine

Concert  dernier dimanche de chaque mois  à 17H00 - visite guidée à 15H30

229 bis avenue Napoléon Bonaparte Rueil Malmaison

Programme : Les Années de Pèlerinage En savoir plus

* source Wikipédia

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Contact : reminiscences.liszt@gmail.com -     Mob: +33 6 51 24 50 77  

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Senancour (1770-1846) la gloire auprès des romantiques

Soirée conférence musicale, Maison de Chateaubriand - Châtenay-Malabry  juin 2019

Il fut élevé à Paris, puis chez un curé de campagne près d'Ermenonville, à Fontaine Chaâlis, où il se prit de passion pour Rousseau. Mélancolique et solitaire, il souffrit au collège des sarcasmes de ses camarades. Il s'enfuit le 14 août 1789, pour éviter le séminaire auquel son père le destinait, ce qui lui valut de figurer sur la liste des émigrés.

Il s'installa en Suisse, fit un mariage malheureux, vit sa santé décliner. Il revint en 1795 à Paris, où il venait de publier un récit, Aldomen, ou le Bonheur dans l'obscurité. En 1799, il publia ses Rêveries sur la nature primitive de l'homme, où alternent contemplation des paysages de montagne, expression de la mélancolie, désir de changer la société. Oberman (1804) est le roman qui lui vaudra la gloire auprès des romantiques. Son amertume s'exprime à travers le journal intime d'un héros malheureux, dévoré d'ennui, de doutes et d'inquiétudes. Rêveries et descriptions de la nature y tiennent une grande place. Sainte-Beuve puis George Sand louèrent ce roman, passé presque inaperçu du vivant de son auteur, malgré l'attention que lui porta Charles Nodier.

Liszt a intitulé Vallée d'Oberman l'une des pages des années de pèlerinage (la Suisse), où il a fait figurer une citation de l'œuvre de Senancour « Que veux-je? Que suis-je? Que demander à la nature ? »

(Source Wikipédia)

Le thème de cette soirée sera : "Franz Liszt, lecteur et interprète de l'Oberman de Senancour".

 

En introduction, Guy Berger, Président de la Société Chateaubriand  rappellera qui fut Senancour (1770-1846), contemporain et critique acéré de Chateaubriand.

Béatrice Didier, professeure émérite à l'ENS, Ecole normale supérieure, dont la thèse portait sur Senancour, nous présentera et commentera des extraits du roman "Oberman", dont la première édition est de 1804, eut une profonde influence sur la génération romantique notamment sur Sainte-Beuve et George Sand.

Franz Liszt en donne une interprétation musicale réalisée par Gilles Nicolas.

Renseignements auprès de Cécile Pastré

Présidente de l'AAMC  cecile.pastre@orange.fr   06 83 35 54 99

Association des Amis de Chateaubriand

Etienne Pivert de Senancour

Maison de Chateaubriand

En savoir plus...

Le discours de Liszt sur l'art

 

 

Dans de multiples écrits, notamment ceux sur les opéras Wagner ainsi que dans son texte sur la "Symphonie Harold" de Berlioz, Liszt, pour expliquer ses conceptions esthétiques et musicales, utilise des comparaisons et métaphores avec la sculpture antique. Le "Jupiter" de Phidias et la "Vénus de Milo" sont en particulier évoqués. L’établissement de ces figures de style semble se faire par le recours aux idéaux de Hegel sur l’art théorisés dans son "Esthétique". Le philosophe allemand expose dans cet ouvrage la thèse suivante : l’art consiste en la manifestation de l’idée du Beau et doit harmoniser une dialectique entre l’idée – le contenu de l’art – et sa configuration figurative sensible, soit sa réalisation dans le monde. Une idée conforme à sa réalité concrète est la manifestation de l’idéal. C’est dans la sculpture que cette manifestation se produit, c’est-à-dire dans la forme classique de l’art. Pour Hegel, l’esprit étant la particularité de l’être humain, sa réalisation revêt donc, dans l’art, naturellement, la forme humaine. Et ce sont les Grecs qui ont donné à la sculpture la perfection originelle qui ne peut être surpassée. Nous tenterons de mettre à jour, par des lectures croisées de textes de Liszt et de Hegel, en quoi l’"Esthétique" peut davantage nous faire comprendre les discours sur l’art de Liszt, et nous nous interrogerons sur la nécessité de ce recours à l’Antiquité de la part du musicien. La référence à la Grèce antique via la sculpture semble enfin nous renseigner sur une conception de l’histoire qu’avait le musicien, impliquant une dialectique entre passé et présent, antique et moderne.

"Les discours de Liszt sur les statues antiques. Un recours à l'idéal hégelien" Conférencier : Lucas Breton doctorant à L'Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) IReMus

Jupiter (Zeus) statuette d'après Phidias

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